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Universal Music Group, l'illustration de la stratégie de Vincent Bolloré

·2 min de lecture

Avec la cotation d’Universal Music Group, ce sont près de 13 milliards que le milliardaire a déjà perçu de son investissement dans Vivendi. Dernière démonstration de la fabuleuse ingénierie mise en place en 2012.

Un soufflé au fromage qu’il faut savoir sortir au bon moment." C’est Vincent Bolloré qui avait utilisé cette métaphore pour parler de la cotation séparée d’Universal Music Group, la filiale de musique de Vivendi. Une opération réalisée avec brio le 21 septembre : , qui équivalait peu ou prou à celle de sa maison mère Vivendi, l’ex-pépite du groupe de médias a vu son cours s’envoler immédiatement vers les sommets (45 milliards le 22 septembre). Le chef cuisinier a donc de quoi se réjouir, même si le premier actionnaire de Vivendi (27 % du capital) a dû s’inquiéter du contrecoup sur l’action Vivendi, qui a perdu les deux tiers de sa valeur au vu de l’appétit du marché pour l’actif exfiltré. Vincent Bolloré peut cependant se rassurer, à la lecture de la note d’UBS au lendemain de la cotation : "Nous attendons un gain de 15 milliards pour Vivendi lié à la distribution des actions d’Universal Music Group", estiment les deux analystes signataires. Notamment parce qu’ils anticipent un rebond de la valorisation des actifs restants dans le "New Vivendi".

Pompe aspirante et refluante

Cette opération, avant même la conclusion de , est le symbole de la maestria de Vincent Bolloré, déployée tout au long de la montée en puissance de l’entrepreneur au capital de Vivendi. Dix années pendant lesquelles les flux financiers entre le conglomérat des médias et le groupe Bolloré ont agi comme une pompe aspirante et refluante, pour le plus grand profit de son actionnaire de contrôle.

C’est donc fin 2011 que tout a commencé, avec la rencontre entre un Vincent Bolloré avide de grossir dans la communication, après ­l’apprentissage folklorique de la télévision sur les plateaux de Direct 8, et Bertrand Meheut, le patron de ­Canal+, à la recherche de chaînes gratuites. La suite de l’histoire est racontée par un parfait connaisseur de la Bourse, encore stupéfait de la transaction à laquelle aboutirent les deux parties – un échange de Direct 8 et Direct Star, deux chaînes encore déficitaires, con[...]

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