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Ultra-trail - Diagonale des Fous - 4e de la Diagonale des fous, Sylvaine Cussot a couru 75 km avec une fracture au péroné, un « enfer »

·2 min de lecture

Alors qu'elle pointe en deuxième position de la Diagonale des Fous, Sylvaine Cussot a fait une mauvaise chute au 85e kilomètre, qui lui a valu de courir près de 75 kilomètres avec une fracture au péroné. La favorite de cette course emblématique de La Réunion, finalement 4e, nous raconte son chemin de croix. Connaisseuse du terrain de La Réunion, Sylvaine Cussot rêvait de podium pour la Diagonale de Fous qui s'est disputée en fin de semaine dernière. À 38 ans, elle faisait partie des favorites. Mais son aventure réunionnaise a tourné à « l'enfer » dès la mi-course. lire aussi Pommeret et Jung main dans la main à la Diagonale des Fous Au 85e km (sur 160), sur une portion plutôt courante du côté de plaine des Merles, elle chute. « Entre autres douleurs, je sens que le tibia a cogné mais je n'imagine pas à ce moment-là que ça allait tout faire "partir en vrille", raconte Cussot. Je suis plus inquiète pour ma côte droite qui me fait super mal et la hanche gauche qui a pris un gros coup aussi. Je continue en me disant qu'une fois les effets du choc passés, les douleurs s'estomperont. » Sauf que les douleurs persistent et s'intensifient. « J'ai dû me faire une fissure sur le tibia, qui a dégénéré de kilomètre en kilomètre à cause des impacts des chocs, explique-t-elle. La douleur au tibia est devenue complètement insupportable et a rendu chaque pose de pied très douloureuse à partir du 100e kilomètre ! » Sylvaine Cussot « En aucun cas, je ne regrette d'être allée au bout » Mais l'expérimentée traileuse, alors en deuxième position, n'abandonne pas. Hors de question. Quitte à souffrir. « Que c'était frustrant de se voir doubler sans être en capacité mécanique de réagir, regrette-t-elle. Mais j'ai fini par voir cette ligne d'arrivée... avec beaucoup d'émotions ! » Après 34 heures et une minute de course, dont 80 km d'« enfer », elle arrive enfin à Saint-Denis, en quatrième position chez les femmes (83e au scratch), environ quatre heures derrière la vainqueure du jour, Émilie Maroteaux. Une radio de la jambe confirme ensuite ce qu'elle pressent : « Une petite fracture sur le péroné ».

Elle a donc bouclé les 160 km et 9 400 m de dénivelé de la traversée de l'île de la Réunion avec deux fractures. Oui, deux, car quatre semaines avant le départ, elle avait fait une mauvaise chute lors d'un périple en Corse : fracture du 4e métacarpien. « On court avec ses jambes, mais sur la Diagonale des fous, on utilise aussi beaucoup ses mains, précise-t-elle. Ça a donc remis pas mal de choses en question à un mois du jour J. » Mais quelques jours avant l'épreuve, une radio de contrôle validait son dossard, même si la fracture n'était pas encore consolidée. « Il était envisageable de prendre le départ en faisant attention de ne pas retomber dessus », apprécie la traileuse. lire aussi Pommeret, le champion oublié des pronostics « En aucun cas, je ne regrette d'être allée au bout, nous a raconté Cussot trois jours après la course. Je ne savais pas quelle était la gravité de ma blessure à ce moment-là, et je n'avais pas non plus le sentiment de mettre ma vie en danger. Par contre, je savais très bien qu'il fallait que j'accepte les conséquences les jours qui suivront la course. J'ai eu plus de 15 h pour me faire à l'idée. Donc aujourd'hui, oui, c'est pénible, je dois composer avec des béquilles, les douleurs ne sont pas agréables, mais je sais que le corps finira par se réparer en prenant le temps ! »

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