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Ukraine, Chine, Sahel, Iran: Voici les vérités de la DGSE et de la DGSI

L. Marin/AFP

Les patrons de la DGSE et de la DGSI se sont prêtés à un exercice de communication inédit en tenant sur la scène d'un théâtre une longue conversation en présence de journalistes, de diplomates et...d'espions. Extraits choisis.

Le 20 octobre dernier au soir, au théâtre des Sablons (Neuilly-sur-Seine), c’est entrée libre. La salle n’est pas tout à fait pleine pour assister à la conférence sur "le renseignement, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours". Les historiens Olivier Forcade et Olivier Wieviorka nous plongent dans les entrailles de la France libre et du Bureau central de renseignements et d’action, dont le fondateur était André Dewavrin (1911-1998), qui fut également conseiller municipal de cette ville. Pour la deuxième table ronde, Bernard Emié, lointain successeur de Dewavrin (plus connu sous le nom de colonel Passy), monte sur scène accompagné de Nicolas Lerner.

Spectacle inouï de voir les directeurs respectifs de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) converser sur la situation en Ukraine ou la surveillance de nos mosquées. Sans beaucoup de filtres, si ce n’est celui de messages à faire passer à un public truffé de diplomates (et d’espions?) en poste à Paris. La présence de l’ambassadeur de Turquie permet ainsi aux deux hommes de remercier publiquement les services secrets de ce pays, grâce auxquels plusieurs attentats ont été déjoués en France.

Complicité affichée entre services

Mais revenons au détail de la discussion entre les deux chefs des services secrets, relancée de temps à autres par deux de nos confrères, Daniel Bilalian et Christian Malard, des habitués du Cercle international de Neuilly, organisateur de l'événement. Bernard Emié qui cultive un humour très décalé, se réjouit d'abord de la qualité de l'assistance, "sans doute truffée d'espions" et résume en quelques mots la mission de la DGSE: "contribuer à la sécurité de la France et à son influence dans le monde". Une mission dont l'exercice est une gageure "dans un pays très naïf avec des élites insouciantes". Une expression que son confrère de la DGSI reprendra à son compte, précisant que "les espions dans la salle ont bien sûr été ident[...]

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