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Tunisie: duel au sommet de l'État, sur fond de vives tensions sociales

·2 min de lecture

Le chef du gouvernement a présenté dans l’hémicycle onze nouveaux ministres qui ont reçu le vote de confiance du Parlement. Ce remodelage politique n’est pas du gout du président de la république qui a dit tout le mal qu’il pensait de ce remaniement..

Avec notre correspondant à Tunis, Michel Picard

C’est le remaniement de trop pour le président Kaïs Saïed. Il avait pourtant nommé lui-même l’été dernier Hichem Mechichi à la présidence du gouvernement pour qu’il mette en place une équipe de technocrates habilités à réformer.

Mais très vite, le chef du gouvernement, par crainte de blocages parlementaires et par des jeux d’alliances, a rompu la confiance présidentielle en se rapprochant du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, première force au Parlement et ennemi politique du chef de l’État.

Dans un ultime geste d’affront envers le palais de Carthage, Hichem Mechichi a procédé à un remaniement après avoir limogé jusqu’au ministre de l’Intérieur, réputé proche du président de la République.

Ce dernier ne s’est donc pas privé lundi soir de sermonner le premier des ministres. Il l’a accusé d’enfreindre la Constitution et d’avoir choisi quatre ministres sur lesquels pèsent des soupçons des conflits d’intérêts.

En Tunisie, le régime semi-parlementaire, issu de la Constitution de 2014, octroie des prérogatives larges au chef du gouvernement et limite celles du chef de l’État qui pourrait tout de même, par sa posture, s’attirer de nouveaux soutiens.

Les deux hommes sont désormais en conflit ouvert, alimentant une instabilité politique qui, avec la crise économique et sociale, a entrainé des manifestations ces derniers jours.

Plusieurs centaines de manifestants sont venus hier près du Parlement crier leur colère contre le système en place, les violences policières, les difficultés économiques, mais aussi pour réclamer la libération du millier de jeunes arrêtés la semaine dernière lors d’affrontements avec la police.