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Trump et les vins français: le symbole et le pyromane

Du champagne, du roquefort, un peu de maquillage et quelques sacs à main... Si Donald Trump avait voulu inventer une caricature de la France, avec ses droits de douane, il n’aurait pas fait mieux ! Ce n’est pas nouveau : les icônes de l’Hexagone se sont plus d’une fois retrouvées otages de guerres commerciales, comme la "guerre du roquefort" et ses nombreux épisodes passés. Mais cette fois, il ne s’agit . Un peu estomaquée, la France découvre qu’elle a affaire à un président américain profondément, authentiquement protectionniste. 

Trump avait prévenu, dans un tweet du 26 juillet, après l’adoption de la taxe Gafa : "La France vient d’instituer une taxe numérique sur nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu’un doit le faire, ce devrait être leur pays d’origine, les Etats-Unis. Nous annoncerons sous peu une action substantielle répondant à la bêtise de Macron. J’ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français !" Sur un autre front, celui de l’Airbus, son administration le 18 octobre, en instituant des droits de douane de 25% sur les vins tranquilles.

Charge symbolique

Pourquoi s’en prendre à ces produits ? D’abord à cause de leur forte charge symbolique : rien de mieux, pour chatouiller l’humeur des Français, que de s’attaquer à leurs champions. Ensuite parce que cela fait mal, sur le plan économique : en valeur, le marché américain est (3,2 milliards d'euros en 2018), et elle croît fortement. Nos rosés font fureur, les beaujolais et Côtes-du-Rhône renforcent leurs positions, et le bordeaux a exporté aux Etats-Unis (son deuxième plus gros marché) 26 millions de bouteilles l’an dernier, pour 279 millions d'euros.

Quelle argumentation déploie Trump, pour justifier son activisme protectionnisme ? C’est là que les choses deviennent intéressantes : il défouraille dans toutes les directions, sans le moindre souci d’être cohérent ou prévisible. Pour ce qui est [...]

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