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Comment les trotskistes noyautent Force ouvrière

À la veille de l'élection du nouveau secrétaire général de Force ouvrière, le courant le plus influent du syndicat n'échappe pas à une guerre intestine.

Troisième syndicat de France, (FO) est une véritable auberge espagnole. Les militants d'extrême gauche y côtoient des socialistes encartés, des centristes, des francs-maçons et même quelques sympathisants d'extrême droite. "Il n'y a aucune cohérence idéologique, la seule chose qui nous unisse, c'est l'appartenance à FO, confie un ancien cadre. C'est ainsi depuis des lustres." Ces derniers mois, la marmite de l'auberge est en ébullition. Depuis qu'Yves Veyrier, l'actuel leader, a annoncé fin février qu'il ne briguerait pas un deuxième mandat, tous les courants s'agitent.

En vue: l'élection du nouveau secrétaire général au congrès de Rouen, du 29 mai au 3 juin.

Faiseurs de rois

Dans ce marigot, une chapelle pèse plus que les autres: les trotskistes. Au gré des alliances, trahisons et luttes d'influence, ils se sont même hissés à la place enviable de faiseurs de rois. Mais, attention, ces nostalgiques du révolutionnaire bolchevik de 1917 ne forment pas un seul courant au sein de FO, mais deux, rarement alignés entre eux… D'un côté, le Parti ouvrier indépendant (POI), solidement implanté dans l'éducation nationale et la fonction publique. De l'autre, le Parti ouvrier indépendant et démocrate (POID), issu d'une scission en 2015 et ancré dans les unions départementales de l'ouest de la France. "Ensemble, ils rassemblent environ 15% des militants, qui sont parmi les mieux organisés du syndicat, avance une source bien informée. Alors quand ils se castagnent, c'est le grand remue-ménage."

Pour l'élection du futur secrétaire général, les deux mouvances n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Et se livrent une lutte sans merci. Le POI, emmené par Hubert Raquin, ex-leader de la Fédération de l'enseignement, et Gabriel Gaudy, patron de l'union départementale de Paris, soutient la candidature de Frédéric Souillot, déjà membre de l'état-major de FO. Tandis que le POID, dirigé par Patrick Hébert, ancien de l'union départementale de Loire-Atlantique, pousse Christian Grolier, le num[...]

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