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France: Le gouvernement dénonce une machination derrière une nouvelle "tribune des militaires"

·3 min de lecture
FRANCE: LE GOUVERNEMENT DÉNONCE UNE MACHINATION DERRIÈRE UNE NOUVELLE "TRIBUNE DES MILITAIRES"

PARIS (Reuters) - L'armée et le gouvernement français ont vivement critiqué lundi un texte publié la veille par l'hebdomadaire conservateur Valeurs Actuelles et présenté comme une "nouvelle tribune des militaires" accusant les principales autorités du pays de lâcheté face à une prétendue menace islamiste.

Ce texte a été rédigé selon Valeurs Actuelles par des militaires d'active qui ont gardé l'anonymat. Mais l'hebdomadaire appelle tous ses lecteurs à le soutenir et il revendiquait en milieu d'après-midi plus de 153.000 signatures.

Reuters n'a pas pu établir de façon indépendante si ses rédacteurs étaient bien des militaires.

"De quoi parlons-nous ? C’est une tribune politique d’extrême droite, appelons un chat un chat", a déclaré lundi matin le Premier ministre Jean Castex au Parisien, au cours d'un entretien diffusé dans la soirée par le quotidien.

"J’y vois surtout une manœuvre politique. Moi, j’ai confiance dans l’armée de mon pays. Elle est l’honneur de la France", a ajouté le chef du gouvernement.

La ministre des Armées, Florence Parly, a vu également dans cette tribune "une grossière machination politique", en soulignant notamment le caractère anonyme des signataires et le décompte contestable, selon elle, des soutiens effectué par l'hebdomadaire.

"Cette tribune utilise toute la rhétorique, le vocabulaire, le ton, les références qui sont celles de l'extrême droite (...) certainement dans le but de diviser, de fracturer notre Nation", a dit Florence Parly lors d'un déplacement sur la base militaire de Creil, dans l'Oise.

"Cette tribune enfonce des portes ouvertes sur des sujets que le gouvernement a pris à bras le corps depuis quatre ans", a-t-elle poursuivi. "Ce qui abîme notre République, c'est aussi de s'en prendre à notre armée, à leur neutralité (...) qui fait que les Français ont confiance dans leurs militaires (...) et c'est un élément de cohésion nationale."

La nouvelle tribune se présente comme l'expression d'un "soutien" à celle publiée le mois dernier déjà par Valeurs Actuelles, dans laquelle plusieurs centaines de militaires dont une vingtaine de généraux retraités, s'inquiétaient du "délitement de leur patrie" face à "l'islamisme" et des "hordes de banlieues" et évoquaient entre les lignes la possibilité d'un coup d'Etat militaire.

Plusieurs signataires de la première tribune risquent désormais des sanctions.

Le nouveau texte évoque quant à lui une France en proie à une "déchéance" qui précède selon lui "l'effondrement" et "annonce le chaos et la violence". Il accuse ses destinataires - président de la République, ministres, parlementaires, officiers généraux - de "lâcheté, fourberie, perversion".

Au sein de l'état-major des armées, on dit "acter" cette nouvelle tribune tout en soulignant qu'elle est "tout sauf une tribune militaire".

"Nous avons des doutes sérieux quant à la représentativité des militaires d'active qui seraient derrière cette tribune", ajoute-t-on en relevant qu'il n'existe "aucune donnée fiable qui permette d'en juger".

De mêmes sources, on rappelle que le devoir de réserve est "consubstantiel de l'efficacité opérationnelle des armées", qui repose sur "la cohésion et l'esprit de corps", deux valeurs "bafouées" par cette tribune.

(Blandine Hénault, Tangi Salaün, Dominique Vidalon, Marc Angrand et Bertrand Boucey, édité par Jean-Stéphane Brosse)