La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 638,46
    -63,52 (-0,95 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 158,51
    -36,41 (-0,87 %)
     
  • Dow Jones

    34 798,00
    +33,18 (+0,10 %)
     
  • EUR/USD

    1,1718
    -0,0029 (-0,25 %)
     
  • Gold future

    1 750,60
    +0,80 (+0,05 %)
     
  • BTC-EUR

    36 921,07
    +454,23 (+1,25 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 067,20
    -35,86 (-3,25 %)
     
  • Pétrole WTI

    73,95
    +0,65 (+0,89 %)
     
  • DAX

    15 531,75
    -112,22 (-0,72 %)
     
  • FTSE 100

    7 051,48
    -26,87 (-0,38 %)
     
  • Nasdaq

    15 047,70
    -4,54 (-0,03 %)
     
  • S&P 500

    4 455,48
    +6,50 (+0,15 %)
     
  • Nikkei 225

    30 248,81
    +609,41 (+2,06 %)
     
  • HANG SENG

    24 192,16
    -318,82 (-1,30 %)
     
  • GBP/USD

    1,3681
    -0,0040 (-0,29 %)
     

Tribune: Sortons du statu quo répressif et contrôlons le cannabis

·2 min de lecture

Le tout-répressif contre le cannabis est un échec, estime le philosophe André Comte-Sponville. La dépénalisation est un minimum qui, à terme, ne paraît guère évitable.

Je n'ai fumé que deux joints dans ma vie, d'ailleurs fort tard (j'avais une cinquantaine d'années) et sans beaucoup de plaisir. Les drogues ne m'intéressent guère, et celle-là moins qu'une autre. On vante ses vertus relaxantes, apaisantes, parfois euphorisantes. Mais que valent une paix ou un bonheur qu'on doit à une molécule ? D'autres s'inquiètent, à juste titre, de ses effets émollients, démotivants, qui poussent à l'inaction, à la paresse, voire à la somnolence.

Les enseignants en savent quelque chose. Qu'il soit high ou stone (excité ou ralenti, dans le jargon des initiés), un élève sous cannabis est toujours difficile à gérer. Et les médecins signalent le risque augmenté, surtout pendant l'adolescence, de psychose ou de baisse des capacités cognitives. Cela fait un lourd dossier, qui devrait dissuader (sauf usage thérapeutique) les amateurs.

Le tout-repressif est un échec

Mais ce n'est pas le cas, hélas, ou pas suffisamment ! Près de 5 millions de nos concitoyens consomment du cannabis à l'occasion, dont 1,4 million en fait un usage régulier (plus de dix fois par mois), et ces chiffres ne cessent d'augmenter. Cela enrichit nos dealers (les experts estiment le marché du cannabis, en France, à plus de 3 milliards d'euros), encombre nos prisons, décourage nos policiers, décrédibilise notre Etat de droit. Une loi aussi massivement violée, et de plus en plus, ruine l'idée même d'ordre républicain. Il faut donc se donner les moyens de l'appliquer vraiment, ou bien la changer. Mais le premier terme de l'alternative - continuer et accentuer le tout répressif - est en échec depuis si longtemps que plus personne n'y croit.

Ne reste donc que le second. D'où ce débat, qui ne cesse de renaître, autour de la dépénalisation ou légalisation du cannabis. Les deux mots ne sont pas synonymes. La dépénalisation renonce à punir. La légalisation autorise et contrôle, voire organise.

Dépénalisation inévitable

La dépénalisation est un minimum, qui, à terme, ne paraît guère évitable. [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles