La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 762,34
    +85,47 (+1,51 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 318,20
    +39,16 (+1,19 %)
     
  • Dow Jones

    28 725,51
    -500,10 (-1,71 %)
     
  • EUR/USD

    0,9801
    -0,0018 (-0,19 %)
     
  • Gold future

    1 668,30
    -0,30 (-0,02 %)
     
  • BTC-EUR

    19 707,63
    -952,69 (-4,61 %)
     
  • CMC Crypto 200

    443,49
    +0,06 (+0,01 %)
     
  • Pétrole WTI

    79,74
    -1,49 (-1,83 %)
     
  • DAX

    12 114,36
    +138,81 (+1,16 %)
     
  • FTSE 100

    6 893,81
    +12,22 (+0,18 %)
     
  • Nasdaq

    10 575,62
    -161,89 (-1,51 %)
     
  • S&P 500

    3 585,62
    -54,85 (-1,51 %)
     
  • Nikkei 225

    25 937,21
    -484,84 (-1,83 %)
     
  • HANG SENG

    17 222,83
    +56,96 (+0,33 %)
     
  • GBP/USD

    1,1166
    +0,0043 (+0,38 %)
     

TRIBUNE- Le dérèglement climatique est devenu l'un des facteurs de l'inflation

TRIBUNE- Nous commençons à payer le prix (encore faible et politiquement atténué) de notre inaction climatique. Celle-ci mérite tout à fait d’entrer dans le club prestigieux des facteurs d’inflation, tant nous n’avons pas voulu comprendre que la croissance infinie n’est pas possible dans un monde fini, plaide Amandine Lepoutre, présidente du think tank Thinkers & Doers

, les moins de 20 ans ne peuvent pas la connaître. Elle était la norme dans les années 1970, sans parler de l’inflation monstre des années 20 dans l’Allemagne de Weimar, où il fallait une brouette de billets pour acheter son repas. La voici de retour, mais à ceci près qu’elle commence à échapper au monde des conventions économiques et semble devenir un phénomène structurel qui révèle notre dépendance à la biosphère.

Certes, l’inflation de 2022 a également des causes classiques: un redémarrage contrarié de l’économie après la pandémie de , qui continue à paralyser l’atelier du monde qu’est la Chine. La logistique, la main-d’œuvre, les matériaux, les chaînes de production ne peuvent suivre le rebond de la consommation. L’argent ne pouvant acheter le temps, sa valeur diminue.

La guerre en Ukraine, bien évidemment, induit régionalement des pénuries massives de blé, de gaz, de pétrole, de tournesol… La réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales prend du temps et de l’argent, donc les prix montent également. La guerre installe un climat de peur et d’incertitude peu propice aux investissements de long terme pour répondre à la demande.

Le dérèglement climatique, nouveau facteur d'inflation

Ajoutons enfin l’ampleur des relances budgétaires, qu’il s’agisse du chômage partiel payé par l’Etat, des prêts, des divers soutiens à la demande comme les boucliers énergétiques. La planche à billets et le "quoi qu’il en coûte" sont les deux mamelles de l’envolée des prix. La paix sociale se paie… socialement.

Ces causes sont connues et ont déjà existé. La nouveauté réside dans les facteurs nouveaux qui pèsent sans doute moins actuellement, mais sont bien plus pérennes et menaçants sur le long terme. Il s’agit bien sûr de l’accélération du dérèglement climatique, ou plutôt de sa généralisation. Aucun continent, aucun pays ne peut désormais s’estimer à l’abri. Ce changement est silencieux, intraitable et massif, et ses conséquences concrètes, saison après saison, sont imprév[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi