La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 762,34
    +85,47 (+1,51 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 318,20
    +39,16 (+1,19 %)
     
  • Dow Jones

    28 725,51
    -500,10 (-1,71 %)
     
  • EUR/USD

    0,9801
    -0,0018 (-0,19 %)
     
  • Gold future

    1 668,30
    -0,30 (-0,02 %)
     
  • BTC-EUR

    19 684,26
    -409,10 (-2,04 %)
     
  • CMC Crypto 200

    443,49
    +0,06 (+0,01 %)
     
  • Pétrole WTI

    79,74
    -1,49 (-1,83 %)
     
  • DAX

    12 114,36
    +138,81 (+1,16 %)
     
  • FTSE 100

    6 893,81
    +12,22 (+0,18 %)
     
  • Nasdaq

    10 575,62
    -161,89 (-1,51 %)
     
  • S&P 500

    3 585,62
    -54,85 (-1,51 %)
     
  • Nikkei 225

    25 937,21
    -484,84 (-1,83 %)
     
  • HANG SENG

    17 222,83
    +56,96 (+0,33 %)
     
  • GBP/USD

    1,1166
    +0,0043 (+0,38 %)
     

TRIBUNE- Pour le climat, arrêtons de faire du "pouvoir d'achat" notre projet de société

TRIBUNE- Sur le climat, le gouvernement commence à changer de vocabulaire. Il est indispensable de passer d'une logique de transition, à celle d'une révolution qui ne pourra pas se faire sans justice écologique et sociale. Les modes de vie des plus fortunés ne peuvent plus servir de modèle. Remplaçons le "pouvoir d'achat" par le "pouvoir de vivre", plaide Amandine Lepoutre, présidente du groupe de réflexion Thinkers & Doers.

Le président de la République rejoindrait-il la secte des pessimistes et des décroissants? En annonçant "la fin de l’abondance, des évidences et de l’insouciance", il semble amorcer un discours churchillien. Pour arriver à cette prise de conscience, il aura fallu une pandémie, une guerre et des pénuries, les trois fléaux bibliques. C’est le destin des politiques que de se faire rattraper régulièrement par le tragique de l’histoire, qui impose un fort dirigisme et de l’argent public en quantité, en lieu et place d’un optimum économique et social qui s’autorégulerait et dissoudrait les idéologies. Chassez la politique par la porte, elle revient par la fenêtre…

C’est d’autant plus vrai pour la crise écologique. Tout se passe comme si elle devait avoir les effets d’une guerre pour mobiliser nos dirigeants. Après des décennies de négociations climatiques où le problème semblait intellectuel et humanitaire, concernant en premier lieu les pays pauvres ou les générations futures, le réel s’impose à nous. Toutes proportions gardées, nous sommes devenus tout aussi vulnérables que l’Australie, la Californie ou le Bengladesh. L’Allemagne l’avait vécu avec les inondations, nous le découvrons avec la , à quoi s’ajoutent la pénurie de et . Ce savant cocktail de crises écologique, militaire, politique et économique semble pousser nos décideurs à parler vrai, à agir juste.

L'inaction climatique est un manquement intolérable à notre sécurité

On redécouvre que l’inaction climatique n’est pas qu’un débat juridique, mais un manquement intolérable à la sécurité de nos conditions de vie. Le Green Deal européen n’est pas qu’un aimable horizon, mais une ardente nécessité. Les moyens sont connus: mettre un terme aux "bombes climatiques" telles que le tristement actuel , rénover massivement les logements, développer les énergies renouvelables, qui sont les sources d’énergie les moins chères, les plus opérationnelles et les moins controversées, mutualiser et électrifier les transports.

L’ef[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi