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Travail, cinéma, plateformes de livraisons... Quand l’épidémie de flemme bouscule certains secteurs

PATRICK HERTZOG / AFP

Conséquence de l’épidémie de Covid-19 et des confinements successifs, 45% des Français sont atteints d’une “épidémie de flemme” selon la Fondation Jean Jaurès. Le travail n’a plus la même importance que dans les années 1990, les plateformes de livraisons cartonnent, le cinéma n’attire plus… Zoom sur trois bouleversements majeurs.

Le nouveau symptôme post-Covid-19 à surveiller? La flemme. Une note de la fondation Jean-Jaurès et de l’IFOP* alertait ce vendredi 11 novembre sur l’épidémie de flemme qui sévit dans l’Hexagone. “Grosse fatigue et épidémie de flemme: quand une partie des Français a mis les pouces” titrent les deux auteurs, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégie d’entreprise de l’Ifop et Jérémie Peltier, directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Le Covid-19 et ses confinements successifs ont modifié nos façons de vivre, de consommer et ont valorisé les loisirs.

Résultat: près de la moitié des Français (45%) sont frappés par une épidémie de flemme qui les dissuade de sortir de chez eux. Une tendance qui touche davantage les plus jeunes, avec 4 sur 10 personnes de la tranche 25-34 ans indiquent être moins motivés qu’avant, contre 2 sur 10 chez les plus de 65 ans. Cette démotivation provoque des bouleversements majeurs dans le monde du travail, le cinéma ou encore les plateformes de livraisons. Explications.

Une perte de motivation au travail

Les taux de démission atteignent des niveaux inédits depuis 14 ans en France. Entre fin 2021 et début 2022, plus de 520.000 démissions par trimestre ont été enregistrées (dont 470.000 en CDI), contre 510.000 en 2008, (dont 400.000 en CDI). Les auteurs de l'étude n'ont toutefois pas précisé que la vague de démission n'est pas tant liée à une démotivation, qu'au dynamisme du marché du travail. "Le nombre de démissions reflète le dynamisme du marché du travail, et une situation dans laquelle le pouvoir de négociation se modifie en faveur des salariés", souligne la Dares. Dans une économie qui va bien, un salarié peut se permettre de plaquer du jour au lendemain son job sachant qu’il peut en retrouver un rapidement.

Le phénomène s'inscrit en tout cas, selon l'IFOP et la Fondation Jean-Jaurès, dans une tendance plus large de modification du rapport au travail, exacerbée par la crise sanitaire. En 1990, 60% des Français estimaien[...]

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