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Transition des entreprises: les leaders doivent aussi évoluer

·2 min de lecture

EDITO - Il y a clairement une tendance à vouloir que les organisations, les entreprises puissent servir un autre but que leur performance. Est-ce possible? Difficile de sentir la vibration positive quand les décideurs continuent d’œuvrer avec les mêmes méthodes, en maintenant des systèmes pyramidaux où chacun ne cherche qu'à grimper. Quoiqu'il en coûte.

Ceux qui atteignent les postes de décision d’une organisation sont confrontés à une situation vertigineuse: des pouvoirs immenses qui vont de pair avec une responsabilité infinie. Mais possèdent-ils toutes les capacités requises? Selon une récente étude du Boston Consulting Group, réalisée auprès de 4.000 actifs dans plusieurs pays d’Europe, les attentes dont les leaders font l’objet ne concernent pas tant les performances de leurs organisations que la considération, l’empathie, l’écoute, le développement des talents, la connaissance de soi et le don de bien communiquer. Inutile de dire que ces qualités ne sont pas celles communément présentes dans la formation ou la culture des chefs d’entreprise.

C’est bien là le problème: si nous voulons aller vers une société et une économie plus inclusive, plus responsable et plus humaine, il ne suffit pas de s’en remettre à d’ingénieux juristes qui fabriqueraient le nec plus ultra d’un statut d’entreprise à mission, d’une raison d’être, de ou d’une charte éthique. Si les structures, les normes et le droit comptent, les hommes et les femmes aussi. Il semble que dans ce domaine nous soyons fatalistes et résignés à attendre que survienne de temps à autre, un dirigeant inspiré et humaniste, qui ferait ce qu’il dit et aurait un vrai sens du collectif.

Intelligence émotionnelle

L’étude du BCG le rappelle: pour les dirigeants, "il s’agit de faire montre de qualités humaines – donc de cœur – dans la façon de diriger". Cette idée résonne avec la thèse de l’essayiste David Goodhart dans son dernier ouvrage La Tête, la Main et le Cœur (Les Arènes, 2020), selon lequel nos sociétés valorisent excessivement les capacités cognitives de quelques-uns, au détriment de l’intelligence émotionnelle ou technicienne de la plupart. Les virtuoses de la manipulation de symboles rafleraient tout, argent et gloire, tandis que les autres subiraient invisibilité et bas salaires.

Cette analyse de la société est facilement transposable à la structure d’u[...]

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