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Transition énergétique: quand l'Académie française brasse du vent contre les éoliennes

POOL/AFP - STEPHANE MAHE

EDITO - Vent debout contre les éoliennes envahissantes alors qu'un projet de loi pour l'accélération de la production d'énergies renouvelables venait d'être adopté au Sénat, l'académicien Jean-Marie Rouart s'offusquait dans le Figaro début novembre. Mais avant lui, combien ont-ils reproché à la modernité d'être laide?

N'écoutant que son courage d'académicien français et tranche-montagne, Jean-Marie Rouart a brandi son épée pour, avec elle, brasser du vent. Le voilà luttant dans le Figaro contre ces envahisseurs qui menacent la France: les éoliennes. D'autres académiciens avant lui, tel Alain Finkielkraut, ont enfourché leur rossinante pour combattre "la laideur vrombissante de ces turbines géantes, de ces mastodontes effrayants".

La Vieille Dame du quai Conti abrite ainsi d'intrépides guerriers qui moulinent d'estoc et font rempart de leur style pour empêcher "la mort du paysage français". Ces va-t-en-guerre du bord de Seine en ont ainsi contre ces moulins à vent qui "dévastent nos paysages" et "brisent ce lien d'harmonie" qui nous relie à Dieu. Formidable spectacle que nous offrent ces grands talents qui s'arrogent le monopole du beau en pourfendant des écologistes qui, en retour, prétendent à l'exclusivité du souci de la planète. Sommes-nous condamnés à choisir entre ces deux sectarismes? On voudrait plaider la sagesse de Sancho Pança, objectant à Don Quichotte qu'il y avait quelque hallucination à voir dans les moulins des "démesurés géants" envoyés par les sorciers.

Qui peut juger de ce qui est beau?

La majesté de ces pales blanches ne rehausse-t-elle pas, par endroits, le sublime des paysages? La modernité n'est-elle forcément que laideur, malheur? Voyez la pyramide du Louvre, aujourd'hui reconnue comme merveille: souvenons-nous comme elle fut en son temps fustigée par des académiciens grognons. Il faut se rappeler Jean Dutourd lançant son "appel à l'insurrection" contre l'érection de "cette maison des morts". On partait alors sur le sentier de la guerre contre "tonton Kheops Mitterrand". Jusqu'au jour où Robert Hersant, le propriétaire d'alors du Figaro, donna en cette "annexe de Disneyland" une fête somptueuse, où des académiciens tels que Jean d'Ormesson enchâssèrent de leur talent réversible "ce petit diamant".

La marche de l'histoire, dont ils sont censément férus, est[...]

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