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Transition écologique : il faut sortir du diktat coût-bénéfice pour une approche systémique

Le changement climatique ne se réduit pas à de simples coûts économiques et financiers mesurables mais impose une prise en compte globale des défis social, éthique, physique, biologique, expliquent dans une tribune à Challenges l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran et le mathématicien Ivar Ekeland. Parmi les investissements indispensables à la bifurcation écologique, beaucoup sont financièrement non rentables et ne deviendront ainsi possibles qu’en dépassant la logique marchande et financière, estiment-ils.

Dans les colonnes de Challenges, l’économiste Christian Gollier a récemment mis en garde contre le risque que l’action climatique outrepasse la rationalité économique. Il déplore "l’absence de volonté de quantifier les coûts et bénéfices sociétaux des actions vertes comme si le climat autorisait à sortir de la rationalité et des lumières". Mais, en la matière, n’est-ce pas, au contraire, la soumission à ce calcul coût-bénéfice érigé en maître à penser, quand il devrait rester un outil, qui freine l’action écologique ?

Il ne faut pas surestimer la portée de l’exercice consistant à comparer les coûts et les bénéfices d’une action publique isolée. Il oblige à simplifier et son résultat est tout entier contenu dans ses hypothèses. Quand Christian Gollier examine de cette manière s’il faut baisser la vitesse de 130 à 110 km/h sur autoroute, il compare le bénéfice de la réduction des émissions de CO2 au coût du temps supplémentaire passé en voiture. Les accidents et les morts évités, les répercussions sur l’usage des transports collectifs, ce que l’on fait de notre temps en dehors du travail… Tout cela est évacué. Et pour cause : fondamentalement, l’exercice consiste à mettre un prix sur ce qui n’en a pas, alors autant ne pas avoir trop de prix à choisir.

Préserver le climat n'a pas de prix

Ici, la comparaison est réduite à deux impacts pour n’avoir que deux prix à choisir, celui de la tonne de carbone évitée et celui du temps perdu, ce qui n’est déjà pas une mince affaire, avec autant de résultats possibles que de prix choisis. En décrétant que le temps gagné sur un trajet à 130 km/h serait intégralement consacré au travail et en prenant le prix actuel de la tonne de carbone sur le marché européen du CO2, Christian Gollier conclut que "l’économie énergétique réalisée est bien trop faible pour compenser notre perte de temps".

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