La bourse est fermée

Les trackers seront-ils à l’origine de la prochaine crise financière ?

L’autorité européenne des marchés financiers, ESMA, a publié début septembre ses guidelines pour les tests de résistances, plus connus sous le terme de «stress test», applicables à la gestion d’actifs. Ces tests consistent à simuler l’impact que peut avoir un fort mouvement de rachats de parts de fonds sur le fonds lui-même et sur le marché.

La question que pose l’ESMA, via ces tests, est de vérifier la capacité des fonds, et du marché, à absorber un mouvement de rachat important sur une période courte, sans faire artificiellement baisser les prix des actifs vendus.

Les fonds qui souhaitent vendre rapidement des actifs sur le marché peuvent en effet être confrontés à une absence d’acheteurs et donc faire artificiellement baisser les cours.

En quoi les fonds indiciels sont plus concernés que les autres ?

L’ESMA a réalisé ce test de liquidité sur un échantillon de 6.000 fonds et en a conclu que la capacité des fonds à absorber un choc de rachats de parts dépend de la stratégie de réponse au mouvement de rachat. L’ESMA a simulé 2 stratégies :

- La stratégie «waterfall» selon laquelle, en cas de fort rachat de part, le gérant vend prioritairement les actifs les plus liquides de son portefeuille. Dans ce cas, l’ESMA a conclu que les fonds seront capables d’absorber un choc.

- La stratégie «slicing» selon laquelle le gérant doit, afin de conserver la structure de son portefeuille, vendre une proportion équivalente de chacun de ses actifs. Cette stratégie implique que, si le portefeuille contient des actifs peu liquides, le gérant devra tout de même les vendre sur le marché. Or les ventes forcées sur des actifs illiquides engendrent techniquement une baisse artificielle des cours de ces actifs. La baisse des cours pouvant elle-même engendrer un second mouvement de rachats de parts et un phénomène de contagion.

Or, les fonds indiciels (ou trackers) obligent les gérants à acheter ...