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Toyota veut être seul maître à bord

·2 min de lecture

En s’alliant à Isuzu, le géant contrôle près de 70 % du marché automobile japonais. Pour mieux régner sur le monde.

Le constructeur Toyota verrouille son marché. Sans le klaxonner à tout bout de champ, le numéro un mondial contrôle directement ou indirectement près de 70 % des immatriculations dans l’Archipel. Enorme. Aucun constructeur ne pèse autant sur son propre marché – sauf Hyundai-Kia en Corée. Mais cette position dominante ne gêne pas au Japon. Le géant a ainsi annoncé le 24 mars une nouvelle alliance nippo-japonaise avec Isuzu, le spécialiste des camions de petit et moyen tonnage ainsi que des pick-up. Toyota va acquérir une participation de 4,6 % pour 33,5 millions d’euros. Et une coentreprise, détenue à 90 % par la firme elle-même, sera créée pour les utilitaires du futur, en incluant le véhicule à hydrogène.

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Bloquer les rivaux étrangers

Le japonais, qui détient le spécialiste des mini-véhicules Daihatsu (filiale à 100 % depuis 2016), possède 5 % de ses compatriotes Mazda (depuis 2017) et Suzuki (août 2019), mais aussi 20 % de Subaru à travers des montées successives au capital, dont la dernière en septembre 2019. Toyota prend le relais d’anciennes alliances déséquilibrées de ces constructeurs nippons avec des groupes étrangers, notamment américains. En fédérant la plus grosse partie de l’industrie automobile japonaise autour de lui, le PDG Akio Toyoda empêche ainsi ses grands rivaux de revenir dans l’Archipel. Mazda a longtemps été sous la coupe de Ford, Suzuki détenu à hauteur de 20 % par GM – puis brièvement par Volkswagen –, tout comme Subaru. Isuzu a gravité aussi pendant des décennies dans la sphère General Motors.

Déjà premier constructeur mondial, avec 9,53 millions d’unités vendues l’an dernier (marques Toyota, Lexus, Daihatsu et Hino), devant Volkswagen, le groupe s’approche des 15 millions avec ses partenaires. Va-t-il monter davantage dans leur capital? Ça n’est pas prévu. "La prise de participation est un engagement, pas une prise de contrôle, explique Didier Leroy, ex-vice-président exécutif de Toyota. Nous voulons que ces marques gardent leur [...]

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