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Le tourisme britannique prévoit un nouveau record en 2017

L'activité touristique au Royaume-Uni enregistre record sur record ces dernières années

Londres (AFP) - Le tourisme au Royaume-Uni pourrait battre en 2017 un nouveau record, avec 40 millions de visiteurs étrangers, attirés par une livre sterling faible, selon une estimation de l'agence nationale du tourisme, basée sur la hausse de 8% au premier semestre.

Cette agence, VisitBritain, explique dans un communiqué qu'elle prévoit une hausse annuelle de 6%, avec 39,7 millions de visites d'étrangers au Royaume-Uni attendues cette année.

Pour arriver à cette évaluation, l'agence s'est appuyée notamment sur les bons chiffres obtenus lors des six premiers mois de l'année, avec une augmentation de 8% du nombre de visites.

Les dépenses de ces touristes devraient elles aussi nettement augmenter, de 14% d'une année sur l'autre à 25,7 milliards de livres pour l'ensemble de 2017 (28,7 milliards d'euros).

"Le président de l'Autorité du tourisme britannique, Steve Ridgway, estime que la chute de 16% de la valeur de la livre a rendu le Royaume-Uni plus attractif, mais elle a aussi à l'inverse pesé négativement sur les budgets de promotion à l'étranger", a précisé l'agence.

L'activité touristique au Royaume-Uni, au sein duquel Londres est incontournable, enregistre record sur record ces dernières années, soutenue notamment par d'importants efforts de promotion des autorités et des professionnels du secteur. La destination britannique a en outre été dopée par l'organisation des jeux Olympiques en 2012 à Londres.

Dernièrement, cette activité a aussi reçu un coup de pouce grâce à la forte baisse de la livre due à la perspective du Brexit. Cette dépréciation, notamment face au dollar et à l'euro, permet aux touristes étrangers débarquant au Royaume-Uni de disposer d'un plus grand pouvoir d'achat.

L'agence a expliqué par ailleurs que le tourisme britannique profitait, de surcroît, d'une récente tendance des Britanniques à passer davantage de leur temps de vacances dans leur pays, en partie parce que la dépréciation de la livre rend plus onéreux leurs déplacements en dehors de leurs îles.