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La Tour Triangle à Paris sous le coup d’une enquête pour « favoritisme »

·2 min de lecture

Une enquête pour "favoritisme" vise la concession où doit être bâtie la Tour Triangle à Paris et relance les interrogations sur sa réalisation.

La justice a ouvert en juin une enquête préliminaire pour "favoritisme" autour de la concession sur laquelle doit être bâtie la Tour Triangle à Paris, qui suscite depuis des années de vives contestations, faisant peser une nouvelle menace sur sa réalisation. Cette enquête a été ouverte en juin au Parquet national financier (PNF) pour "favoritisme" et "recel de favoritisme", a indiqué à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

sur ce projet tandis que l'association Anticor avait déposé une plainte avec constitution de partie civile en février 2021.Aussi bien Rachida Dati qu'Anticor s'appuyaient sur un concernant le Parc des expositions de la Porte de Versailles, situé dans le sud de la capitale. Ce rapport estimait que le projet de la Tour triangle, un édifice prévu pour faire 180 mètres de haut et 42 étages, avait été "inséré de façon critiquable dans l'enceinte du Parc des expositions de la porte de Versailles".

263 millions d'euros d'indemnisation

En outre, pour réaliser ce projet, la ville de Paris a accepté d'indemniser le concessionnaire du parc des expositions, Viparis (filiale d'Unibail-Rodamco), à hauteur de 263 millions d'euros "pour un préjudice non démontré", a-t-elle également pointé. La ville a certes résilié sa concession de manière anticipée, mais lui a attribué un nouveau contrat lui permettant de continuer à exploiter les installations. Ce contrat a été attribué "dans des conditions en partie contestables", souligne également le rapport.

Outre des délais de dépôt d'offre courts, compte tenu de la complexité du projet, la ville de Paris a demandé aux candidats un droit d'entrée de 263 millions d'euros. Elle a accepté que Viparis s'acquitte de cette somme en "renonçant à l'indemnité de résiliation anticipée de la concession", alors que l'autre candidat devait "autofinancer" ce droit d'entrée, selon cette source. La ville de Paris "s'est ainsi privée d'une ressource nette tout en provoquant une distorsion de concurrence[...]

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