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Comment Total prend le virage de l'énergie responsable

Accroissement des investissements dans les énergies renouvelables, retrait des activités les plus polluantes : Total affiche sa volonté de devenir un géant de l'énergie responsable.

Ce n'est ni la première, ni certainement la dernière initiative d'une longue série. En février dernier, Total s'associait à deux producteurs d'énergie renouvelable pour répondre à un appel d'offres portant sur un projet de parc éolien de 600 mégawatts au large de Dunkerque. L'année précédente, il prenait le contrôle de 74% de Direct Energie, le plus gros des fournisseurs alternatifs français d'électricité et de gaz, pour 1,4 milliard d'euros. En 2017, il rachetait 23% du français Eren Renewable Energy, qui exploite des parcs éoliens et des fermes solaires à l'international… C'est en 2011 que la multinationale a commencé ses grandes manœuvres sur l'échiquier de la transition énergétique. Cette année-là, Total débourse 1,33 milliard d'euros pour prendre le contrôle du fabricant californien de panneaux solaires SunPower (photo ci-dessous).

En à peine dix ans, le pétrolier est devenu un énergéticien de premier plan, à grands coups de rachats et de partenariats. «En investissant dans les batteries, les panneaux solaires, la distribution d'électricité, Total s'inscrit dans une logique d'intégration verticale qui lui a réussi dans le pétrole», analysent Samir Bouzalmata et Stéphane Ferdrin, spécialistes respectivement des énergies renouvelables et des hydrocarbures au groupe Crédit agricole. «Par ses choix, la major française se distingue de ses homologues américaines», constate de son côté Jean-Michel Gauthier, professeur affilié à HEC Paris et spécialiste de l'énergie : «Total anticipe un basculement majeur vers l'électricité pour préserver le climat quand Exxon parie sur les hydrocarbures devenus moins polluants grâce à la technologie.»

Éléctricité "bas carbone", bicarburants... Total se verdit

Afin d'accompagner ce virage, Total a créé une branche regroupant les métiers dits «bas carbone», à savoir le gaz, les énergies renouvelables et l'électricité. Ce regroupement se justifierait par la complémentarité du gaz avec le vent et le soleil, qui ne produisent que par intermittence.

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