Tirer parti de ses erreurs : les leçons de ceux qui ont trouvé la force de rebondir

Mikael Hed, PDG de l’éditeur de jeux vidéo Rovio et cocréateur de l’Appli iPhone Angry Birds

La chute : Début 2009, après cinq ans d’exis-tence, son entreprise est presque en faillite, sans avoir lancé un seul produit marquant.

Le rebond : En 2011, Angry Birds a rapporté 106 millions de dollars. En mai 2012, l’appli a été téléchargée1 milliard de fois.

L’histoire tourmentée de Rovio et l’accouchement pénible d’Angry Birds m’ont appris à me fier à mon propre jugement. Je sais qu’il m’arrive de me tromper, mais l’expérience m’a montré que je faisais malgré tout assez souvent les bons choix pour pouvoir compter sur mon intuition. Evidemment, je suis quand même à l’écoute des informations, des avis et des conseils que je peux glaner autour de moi. Mais au final, c’est moi qui prends la décision. J’ai dû forcer mon naturel pour en arriver à ce stade. Avant, j’avais plutôt tendance, par respect pour mon entourage, à écouter tous les avis, aussi divergents soient-ils, quitte à finir par faire des compromis qui ne contentaient personne. Mais dans le business, j’ai vite compris qu’on ne pouvait pas fonctionner en voulant faire plaisir à ses associés ou à ses collaborateurs. La seule chose à prendre en considération, c’est la satisfaction des consommateurs.

En 2005, j’ai quitté l’entreprise parce que mon père – qui y avait investi 1 million d’euros – avait une approche différente de la mienne. Lui voulait lancer des jeux faciles à réaliser et qui auraient un succès rapide mais éphémère. Je rêvais d’une stratégie à plus long terme. Mon cousin Niklas, cofondateur de la boîte, balançait entre nous deux. Je n’ai pas réussi à imposer mon point de vue.
Quatre ans plus tard, lorsque je suis revenu, j’ai mis les choses au point avec mon père : le navire n’aurait désormais qu’unseul commandant, et ce serait moi. Il s’est d’abord montré réticent, mais à ce moment-là, Rovio était en train de couler. ...

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