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ThyssenKrupp : 6.000 emplois supprimés, 6,4 millions d'euros de parachute pour le patron

Outre-rhin, les esprits commencent à s'échauffer chez ThyssenKrupp. À Duisburg, en Rhénanie-du-Nord - Westphalie, ils étaient quelque 6.000 salariés de l'entreprise, le 3 décembre, à manifester devant le siège de la division acier du groupe allemand. Des ouvriers présents à l'appel du puissant syndicat IG Metall qui craint pour l'avenir des emplois du groupe, rapporte Le Monde mercredi. En mauvaise santé depuis maintenant plusieurs années, le conglomérat allemand a pris la décision de supprimer quelque 6.000 postes, sur les 162.000 salariés qu'il emploie à travers le monde.

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La division sidérurgique devrait subir les plus lourdes pertes, avec le licenciement de 2.000 salariés, soit au total 7,5 % de ses effectifs. Le président du comité d'entreprise de ThyssenKrupp Steel dénonce l'incompétence des dirigeants qui ont mené, selon lui, l'entreprise "au bord de la faillite", cite le quotidien. Et c'est bien le comportement et les décisions des dirigeants qui énervent passablement les salariés inquiets : une indemnité de départ plus que généreuse a été accordée par le conglomérat à son ancien patron, Guido Kerkhoff, alors que le contexte social est plus que tendu et que les comptes ne sont pas vraiment au beau fixe.

Plus de six millions d'euros d'indemnité de départ et une retraite à 350.000 euros par an

Comme le rappelle Le Monde, le 1er octobre 2019, le conseil de surveillance de ThyssenKrupp avait mis fin aux fonctions du patron de l'entreprise, quelque 14 mois seulement après son arrivée à la tête du groupe. Sous la direction du quinquagénaire, l'entreprise avait notamment dû revoir à quatre reprises ses prévisions de résultats à la baisse. La valeur boursière du groupe avait plongé, lui valant même d'être écarté de l'indice de référence de la Bourse de Francfort, le DAX.

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Toutefois, malgré ces mauvais éléments, Guido Kerkhoff avait

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