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Thierry Breton promet d’être "radical" s’il est nommé commissaire européen

Candidat français à la Commission européenne, Thierry Breton cherche à rassurer les eurodéputés chargés de valider sa nomination sur les risques de conflits d'intérêts entre ses nouvelles responsabilités et ses anciennes fonctions de PDG du groupe Atos. Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet par les élus écologistes, de gauche radicale, d'extrême droite et socialistes, le Français a promis d'être "radical" pour éviter les soupçons. "Il n'y a qu'une seule solution, être radical. Je dis bien radical", a insisté l'ancien ministre de l'Economie (2005-2007), qui brigue un large portefeuille économique comprenant plusieurs secteurs directement en lien avec son ancienne entreprise.

M. Breton a dit son intention de se récuser sur les sujets qui concerneraient directement Atos, par exemple "des contrats" qui seraient passés avec l'UE. Mais de manière plus globale, il a exclu de se dessaisir des questions portant sur les secteurs sur lesquels évolue Atos, comme l'intelligence artificielle, la cybersécurité et les supercalculateurs. "Ce serait une aberration", a-t-il tranché, répétant à plusieurs reprises qu'il serait "commissaire sur l'ensemble du portefeuille." "Peut-être que ça ne vous ne plaira pas. Et bien vous ne voterez pas" en ma faveur, a-t-il dit au socialiste Timo Wölken.

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"Votre nomination est un mélange des genres qui crée de la confusion", lui a lancé l'eurodéputée écologiste Marie Toussaint, soulignant qu'il existait un "parfait chevauchement" entre les activités d'Atos et son portefeuille de commissaire. Le député de la gauche radicale (GUE) Manuel Bompard a quant à lui estimé que M. Breton était incapable de garantir que ses "activités passées n'influeront pas (sur ses) activités à venir". "Il y a un certain nombre de flux entre l'entreprise que j'ai dirigée" et ce poste à la Commission, "pas énorme du reste", a reconnu M. Breton.

Mais "le règlement l'a parfaitement prévu", a-t-il

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