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Thierry Blandinières (InVivo) : « Il ne faudra plus parler seulement du ’Nutriscore’, mais du ’Planetscore’ »

DR

En prélude au Sommet du bien commun, qui se tiendra les 13 et 14 juin, Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo, détaille comment conjuguer développement agricole et développement durable.

Challenges - La crise agricole n’a-t-elle pas sonné le glas de certaines ambitions du Pacte vert ?

Thierry Blandinières - C’est le principe de réalité qui est en train de s’appliquer, car nous vivions avec des injonctions contradictoires. Les implications du programme du Pacte vert « Farm to fork » n’avaient pas été suffisamment chiffrées, et une application stricte menait à une forme de décroissance de la production, dont se réjouissaient d’ailleurs les Américains.

Parallèlement, la crise du Covid et la guerre en Ukraine ont démontré à la fois la solidité de la chaîne alimentaire, et l’utilisation par Poutine du blé comme arme stratégique. Tout cela a redonné des arguments à la notion de souveraineté. Et la révolte des paysans, pas seulement en France, est arrivée au bon moment pour infléchir cette transition, garder le potentiel de production de la Ferme France, et répondre à la seule question qui vaille : comment produire plus, mieux, et de manière durable ?

Alors justement, comment ?

En trouvant des solutions innovantes, comme une adaptation intelligente de la règle des « jachères » avec l’introduction de cultures d’oléagineux, qui enrichissent la terre, et captent de l’azote. Et cela permettra d’éviter des importations d’Ukraine…

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Il y a aussi beaucoup à attendre du côté des phytosanitaires, en utilisant moins d’engrais, ou des engrais « verts ». Nous avons par exemple le programme FertigHy, un investissement de 1,3 milliard d’euros dont nous avons pris 20 %, et qui vise à produire des engrais avec de l’électricité à base d’hydrogène dans la Somme. A terme, on peut très bien avoir un quart de la production française ainsi décarbonée.

Pourquoi poussez-vous le concept de « céréales décarbonées » ?

Voyez l’exemple de l’orge brassicole : avec notre diversification vers l’aval, et le rachat de malteries comme Soufflet ou l’australien United Malt Group, nous avons l’ambition de deveni[...]

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