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« The Idol » à Cannes : Sam Levinson répond aux accusations

Sam Levinson, ici lors du photocall pour la série « The Idol », à Cannes, mardi 23 mai.
Sam Levinson, ici lors du photocall pour la série « The Idol », à Cannes, mardi 23 mai.

SÉRIES TÉLÉ - À chaque Festival de Cannes son film polémique. Or cette année, c’est plutôt une série qui défraie la chronique : The Idol, du réalisateur américain Sam Levinson (Euphoria, Another Happy Day), dont les deux premiers épisodes ont été projetés en avant-première mondiale ce lundi 22 mai.

« Notre show est là pour provoquer », a déclaré le créateur de la série au cours d’une conférence de presse, donnée ce mardi 23 mai. Il était interrogé par une journaliste au sujet d’une enquête du magazine américain Rolling Stones publiée en mars.

D’après cet article, le tournage de la série aurait été, témoignages à l’appui, « chaotique et hors de contrôle » après la mise en retrait de sa réalisatrice initiale, Amy Seimetz, aux commandes des six premiers épisodes. Son remplaçant, Sam Levinson, aurait décidé de réécrire une grande partie du scénario et de retourner des épisodes entiers alors que la chaîne avait déjà investi entre 54 et 75 millions de dollars dans sa production.

La « meilleure série de l’été »

« Lorsque mon épouse m’a lu cet article, je l’ai regardée et lui ai dit : ça va être la meilleure série de l’été !, a poursuivi Sam Levinson. Pour ce qui est des détails, tout cela m’a semblé parfaitement étranger. Je sais ce que je suis. » Et de préciser : « Mon activité de réalisateur se résume en deux choses : le travail en lui-même et la gestion des personnes. Gérer des personnes, ça ne m’intéresse pas car ça prend du temps alors que je manque de temps pour le travail lui-même. »

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Il dit avoir disposé de quatre à cinq semaines pour « écrire, préparer le tournage et commencer à tourner ». Un temps limité impliquant forcément beaucoup de spontanéité, mais qui aurait permis à une certaine réalité de s’élaborer, selon lui.

L’histoire de The Idol est sulfureuse. C’est celle d’une certaine Jocelyn (Lily-Rose Depp), une pop star qui, après une dépression nerveuse, va tout faire pour revenir sur le devant de la scène. Au risque de se mettre en danger en fréquentant les mauvaises personnes, dont un propriétaire de boîte de nuit et leader d’une secte (The Weeknd). La série entend poser un regard satirique sur l’industrie de la musique, ses exigences et son formatage, avec, à la clé, des références évidentes à Britney Spears.

Une hypersexualisation dérangeante

Sam Levinson revendique des erreurs, comme il y en a dans la téléréalité, dont il dit s’être inspiré, notamment dans les dialogues. « Il faut que ça arrive, qu’on ait le sentiment qu’il n’y a pas de filet de sécurité. On a voulu travailler de cette façon et laisser les choses se déployer en temps réel », renseigne-t-il.

D’après le magazine Rolling Stones, au fil du tournage, de nombreuses tensions seraient apparues entre les acteurs, la production et le réalisateur, qui aurait décidé de ne plus envoyer de scénario à la chaîne et à certains chefs de département. « Les choses ne se sont pas passées comme ça », a soutenu, ce mardi, l’actrice principale Lily-Rose Depp. « Sam Levinson a un sens aigu de l’observation », a quant à lui défendu The Weeknd (Abel Tesfaye), également producteur et co-créateur de la série.

Reste que depuis la projection à Cannes des deux premiers épisodes de The Idol, les critiques n’ont, elles, pas tardé à confirmer les craintes déjà amorcées par Rolling Stones, pointant l’hypersexualisation de la série, avec notamment des scènes de nudité qui ne semblent pas nécessaire à l’histoire ou encore des séquences de masturbation explicite.

Le public français pourra, lui, se faire son propre avis à partir du 5 juin sur Prime Video.

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