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La tentation du patriotisme économique en France

·2 min de lecture

La crise sanitaire et le veto mis par Paris au rachat de Carrefour par un groupe canadien marquent un tournant. Le patriotisme économique n'est plus ringard. Il est même très en vogue dans la classe politique. Le monde des affaires est moins unanime. Etat des lieux.

A l'Elysée, on n'en démord pas. Trois mois après le "niet" au groupe canadien Couche-Tard, qui voulait racheter , l'entourage d' justifie toujours cette décision brutale: on ne lâche pas le "premier employeur privé français" (même si le Crédit agricole a plus de salariés en France), détenant 20% de la distribution alimentaire, à des actionnaires, qui auraient pris leurs décisions à 6.000 kilomètres de Paris. Et puis, les dirigeants canadiens n'y ont pas mis les formes en prévenant très tard les autorités françaises…

Même si le souverainisme est en vogue, la décision n'a pas fait l'unanimité. Et pas seulement dans le monde des affaires. "Il est incohérent d'empêcher l'acquisition d'un groupe français par une société canadienne, tout en se félicitant de l'intégration du canadien Bombardier par le français Alstom", déplore l'économiste Philippe Aghion, réputé proche d'Emmanuel Macron.

"L'idée de souveraineté alimentaire, mise en avant pour justifier ce refus, n'a aucune consistance, ajoute un autre économiste, Elie Cohen. Pourquoi les Canadiens auraient-ils voulu nous priver de pâtes ou de papier hygiénique?"

L'explication de cette réaction cocardière? La mise en musique d'une nouvelle doctrine de souveraineté industrielle. La crise sanitaire, qui a révélé une industrie désarmée pour produire masques, tests et vaccins, a suscité un spectaculaire élan interventionniste chez l'ex-inspecteur des finances Emmanuel Macron. Dès mars 2020, il lançait un appel dans l'usine de masques Kolmi-Hopen pour "retrouver la force morale et la volonté de produire en France et retrouver cette indépendance". Depuis, il a multiplié les messages de reconquête, notamment dans la santé. Un credo partagé par (presque) tous les leaders politiques. "C'est un patriotisme qui cherche à avoir absolument des groupes à capitaux français, critique Elie Cohen. Alors que le problème est notre capacité à produire sur notre sol, qui s'est étiolée."

Multinationales à l'Elysée

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