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Télétravail : comment s’adaptent nos voisins européens ?

Cyprien Tardieu
·3 min de lecture
Télétravail : comment s’adaptent nos voisins européens ?
Télétravail : comment s’adaptent nos voisins européens ?

Projet de loi en Allemagne, frais à la charge de l’employeur en Espagne, l’exemple néerlandais…. Les conditions du télétravail varient beaucoup d’un pays à l’autre.

Deux à trois jours de télétravail par semaine “dans les entreprises où cela est possible” pour contenir le plus possible le virus, a préconisé Emmanuel Macron mercredi lors de son interview dans le 20 Heures de France 2 et TF1. Ailleurs en Europe, comment les pays proches de nous s’organisent-ils ? Tour d’horizon.

➩ Allemagne : bientôt une loi

D’ici quelques semaines, un projet de loi sera présenté au Bundestag pour imposer un nouveau cadre au télétravail. Celui-ci vise à renforcer les droits des travailleurs et à délimiter plus clairement les frontières de plus en plus floues entre la vie personnelle et le travail”, dixit le ministre du Travail allemand, Hubertus Heil, interrogé par le Financial Times. En résumé, le texte souhaite garantir aux salariés allemands la possibilité de travailler à domicile lorsque cela est possible, ainsi qu'à réglementer le travail au bureau à domicile, comme la limitation des heures.

➩ Espagne : les employeurs doivent couvrir les frais

De l’autre côté des Pyrénées, le télétravail, marginal avant la crise du coronavirus, explose. Selon un projet de loi approuvé en septembre par le gouvernement espagnol, les entreprises devront prendre en charge les frais “d’équipements, outils et consommations liés au déroulement de l’activité” dixit le texte de loi. Ainsi, factures d’électricité, internet, téléphone, mobilier (chaise ergonomique, bureau…) seront à la charge de l’employeur.

Autre point, le refus de télétravailler pour un salarié ne vaudra pas comme motif de licenciement. Ces mesures s’appliqueront à ceux qui choisissent de travailler à domicile au moins 30% du temps.

➩ Grande-Bretagne : des déductions fiscales à venir ?

Aucun grande décision prise chez nos voisins britanniques. Comme en France, le gouvernement, qui cherche lui aussi à tout prix à éviter un nouveau confinement national, demande simplement aux entreprises de pratiquer le télétravail quand c’est possible.

À LIRE AUSSI >> Paris, San Francisco, Varsovie… Ces villes où il fait bon télétravailler

Pour aider certains salariés, l’exécutif pourrait très bientôt assouplir ses règles en matière de déductions fiscales concernant le matériel de travail acheté pendant la pandémie. En attendant, la City, cœur économique et poumon financier de Londres et de toute l'Angleterre, reste désespérément vide.

➩ Italie : 70% de fonctionnaires chez eux

Contrairement à l’Espagne et l’Allemagne, l’Italie n’a pas légiféré sur la question du télétravail. Comme partout en Europe, ce mode de travail est évidemment encouragé. Selon Les Échos, le gouvernement souhaite augmenter la proportion de fonctionnaires en télétravail pour la faire passer de 50 à 70% à court terme. Les entreprises privées sont appelées à suivre le pas.

➩ Pays-Bas : les champions du télétravail

Avant la pandémie, un pays pratiquait déjà le télétravail de manière régulière : les Pays-Bas. Selon Welcome to the Jungle, un salarié sur six ne mettait pas ou peu les pieds dans son entreprise. Le spécialiste de l’emploi avance plusieurs facteurs pour expliquer ce contraste avec la France, par exemple. “Une culture travail basée sur la confiance”, “des logements de meilleure qualité”, “des infrastructures accueillantes” avec les travailleurs sans bureau fixe et un “accès à Internet” globalement meilleur qu’ailleurs.

La recette gagnante pour le monde du travail post-Covid ? À condition sûrement de ne pas travailler 48 minutes de plus quotidiennement.

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