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Ces "taxes sur les pêchés" qui font perdre des milliards au Royaume-Uni

Le think tank libéral the Taxpayers' Alliance estime que la fiscalité trop sévère sur le tabac et l'alcool a fait perdre pour plus de 36 milliards d'euros de recettes fiscales au Royaume-Uni entre 2011 et 2015, dans une étude publiée lundi 14 novembre.

Taxer les "pêchés" ou les vices. Le concept n'a rien de surprenant. En effet, la "sin tax" est une expression utilisée par de nombreux économistes, comme le prix Nobel d'économie 1970 Paul Samuelson. Elle renvoie à une fiscalité punitive qui vise avant tout à orienter les choix de consommation des individus, pour éviter qu'ils abusent de produits néfastes à la santé. Des impôts moralisateurs donc qui "sont tolérés parce que les fumeurs (ou les consommateurs d'alcool) eux-mêmes estiment qu'il y a quelque chose de moralement mauvais" avec ces biens de consommation.

Concrètement, il s'agit de la fiscalité sur le tabac, l'alcool, les spiritueux, ou les carburants. Mais selon le think tank libéral britannique the Taxpayers' Alliance, ces "taxes sur les pêchés" coûtent cher à l'économie. Selon ses calculs, elles auraient fait perdre 31,6 milliards de livres (36,7 milliards d'euros) de recettes fiscales au Royaume-Uni entre 2011 et 2015. Avec cet argent, le gouvernement britannique aurait largement pu financer une baisse globale de 1,5% du taux d'impôt sur les sociétés, avance le think tank.

Fiscalité contreproductive

Comment des taxes élevées peuvent-elles créer un manque à gagner fiscal pour un gouvernement? Tout simplement parce qu'une fiscalité trop lourde peut être contreproductive et favoriser le marché noir (sur lequel l'État ne touche évidemment aucune taxe). Le consommateur...

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