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Taxer les multinationales à 15% rapporterait 6 milliards d'euros par an à la France

·2 min de lecture

C'est la somme qui pourrait tomber dans les caisses de l'Etat si les ministres des Finances du G20, qui doivent se réunir dans deux semaines, tombent définitivement d'accord sur cette imposition mondiale, selon une évaluation publiée ce mardi par le Conseil d'analyse économique (CAE).

Fixer un taux minimum mondial d'imposition de 15% sur les bénéfices des multinationales rapporterait près de 6 milliards d'euros par an à la France, selon une évaluation publiée mardi par le Conseil d'analyse économique (CAE).

Cette note du CAE, organisme chargé de conseiller le gouvernement, est publiée moins de deux semaines avant la prochaine réunion des ministres des Finances du G20, où un accord est espéré sur une nouvelle taxation des multinationales.

Début juin, sous l'impulsion américaine, les pays du G7 se sont notamment engagés sur l'objectif d'un taux d'impôt minimum sur les sociétés d'"au moins 15%". Selon le CAE, le principe d'un taux minimum effectif d'impôt est un outil "très puissant" qui "pourrait remettre en cause l'existence même des paradis fiscaux", utilisés par les entreprises pour réduire leurs impôts.

Il permettrait à la France de taxer les profits étrangers des multinationales françaises qui auraient été imposées à l'étranger à un taux inférieur au taux minimum, afin de compenser cet écart. Au total, avec un taux de 15%, cela rapporterait à court terme 5,9 milliards d'euros de recettes fiscales par an à la France, estime le CAE.

A titre de comparaison, l'Allemagne y gagnerait 8,3 milliards d'euros, et les Etats-Unis près de 15 milliards d'euros. Pour la France, les deux tiers de ces gains proviendraient des recettes supplémentaires engrangées sur les filiales de multinationales françaises dans des "paradis fiscaux", principalement la Suisse, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Le reste proviendrait du surplus de recettes qui seraient perçues en France, certaines entreprises ayant moins intérêt à transférer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux.

"L'optimisation fiscale, les montages fiscaux, sont coûteux pour les entreprises", donc pour être intéressants "il faut que les écarts de taux (entre la France et les paradis fiscaux) soient élevés", ce qui ne serait plus le cas, a souligné Mathieu Parenti, un des co-auteurs de la note, lors d'une visio[...]

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