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Taxe sur les super profits : le gouvernement d'Elisabeth Borne infléchit sa position

AFP - Jean-Christophe Verhaegen

Alors que le gouvernement était initialement opposé à une taxation exceptionnelle sur les super profits des entreprises, la première ministre ouvre la porte à ce dispositif. Un débat qui intervient dans un contexte de perte de pouvoir d'achat pour de nombreux français, plombés par l'inflation alors que les bénéfices des grandes entreprises ont atteint un niveau record au deuxième trimestre.

Le débat sur la taxation des "super profits" des entreprises s'accélère. Alors que le gouvernement était initialement opposé à une taxation exceptionnelle sur les super profits des entreprises, la première ministre Elisabeth Borne a affirmé samedi dans Le Parisien ne pas "fermer la porte" à ce dispositif, que plusieurs pays européens ont déjà voté, comme en Espagne.

"Personne ne comprendrait que des entreprises dégagent des profits exceptionnels alors même que les Français peuvent être inquiets pour leur pouvoir d'achat", a affirmé Mme Borne dans sa première interview depuis la pause estivale. Je ne ferme pas la porte à taxer les super profits", a ajouté la Première ministre, qui doit s'exprimer lundi devant le Medef, au moment où les prix flambent partout dans le monde en raison notamment de la guerre en Ukraine.

Les entreprises en première ligne

Mais pour la cheffe du gouvernement, une nouvelle taxe n'est pas l'option prioritaire. "Je pense que les entreprises qui font des super profits doivent rendre du pouvoir d'achat aux Français en mobilisant les dispositifs votés début août" comme le triplement de la prime pouvoir d'achat, dite "prime Macron", sans charges sociales ni fiscalité.

Certaines entreprises "ont déjà pris des engagements, nous veillerons à ce qu'ils soient respectés. Dans la période actuelle, tout le monde doit être responsable", a-t-elle insisté. Même si elle rappelle que le gouvernement n'a pas "cessé de baisser les impôts" et qu'elle ne va pas, à cet égard, "changer radicalement de position en (se) mettant à imposer des taxes à toutes les entreprises".

La taxation des "super profits" fait débat au sein même de la majorité, alors que les députés MoDem ont plaidé début août pour une "réflexion" à l'automne sur ce point, renvoyant notamment à une "mission flash" lancée par la commission des Finances. Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a pour sa part annoncé vendredi qu'il allait proposer à ses partenaires de la Nupes l'organisation d'un réf[...]

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