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La "taxe Briand" : mieux taxer les "gagnants" du confinement pour financer le plan de relance

·2 min de lecture
Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sont partiellement concernés par la taxe Briand dans la mesure où ils ont procédé à des ventes en ligne durant le confinement.
Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sont partiellement concernés par la taxe Briand dans la mesure où ils ont procédé à des ventes en ligne durant le confinement.

Dans une note publiée par la Conférence Gambetta, un laboratoire d’idée d’obédience républicaine et sociale, l’économiste David Cayla et le politologue Thomas Guénolé défendent le principe d’une taxe Briand sur les secteurs économiques qui ont été gagnants lors du confinement afin de répondre aux conséquences économiques de la crise sanitaire. David Cayla a bien voulu répondre à nos questions.

Marianne : Pouvez-vous revenir sur ce qu’est la "taxe Briand" ?

David Cayla : Le 1er juillet 1916, en pleine Première Guerre mondiale, le gouvernement d’Aristide Briand vote la mise en place d’une "contribution exceptionnelle sur les bénéfices de guerre". Son principe sert évidemment à financer l’effort de guerre mais vise plus spécifiquement à taxer les entreprises pour lesquelles le conflit a augmenté les bénéfices (ceux qu’on appelait à l’époque les "profiteurs de guerre"). La base fiscale de cette taxe est la différence entre le bénéfice réalisé en période de guerre et le bénéfice habituel en temps de paix. Cette taxe fut cependant difficile à mettre en œuvre car à l’époque il n’existait pas d’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des ménages venait à peine d’être mis en place.

La crise économique que nous vivons est exceptionnelle par son ampleur et par certaines de ses caractéristiques

Aujourd’hui, la mise en place d’une fiscalité exceptionnelle sur les entreprises qui ont profité du confinement serait bien plus simple à créer et permettrait de participer au financement du plan de relance. Plus largement, il nous paraît juste, à Thomas Guénolé et à moi-même, de taxer spécifiquement et ponctuellement les secteurs qui ont profité de la pandémie en complément des subventions qui ont été accordées aux entreprises (et qui engendrent parfois d’importants effets d’aubaines).

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