Marchés français ouverture 8 h 37 min

Taux négatifs, livret A en berne, valeur de l'or qui stagne : dur, dur d'être épargnant

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Autant l’admettre d’entrée : Marianne éprouve très rarement de la compassion à l’endroit des épargnants. Leur placement ? A eux de voir. Leur rémunération ? Des problèmes de riches. Mais, en l’espèce, il faut peut-être prendre la veuve de Carpentras et tous les bas de laine en commisération. Depuis bien longtemps, peut-être même depuis le début de ce siècle, ils ne peuvent investir sur … rien.

Les actions ? Surtout pas. Le virus de Coronavirus contamine désormais toutes les places financières, glacées d’effroi par la perspective d’une pandémie capables de réduire à néant les profits des grandes multinationales. Dans la semaine du 24 au 28 février, donc au cours de cinq séances seulement, le CAC 40 a perdu 8%, le Dow Jones new-yorkais 9% et l’indice chinois de la Bourse de Shenzhen 7%. Les obligations ? Elles rapportent un taux riquiqui (environ 1,5%) dans les contrats d’assurance-vie. Le temps des taux négatifs s’installe durablement. Or, normalement quand les actions donnent des sueurs froides, les investisseurs rapatrient leurs milliards sur les obligations, en particulier sur celles réputées les plus sûres et sous l’effet de ce courant acheteur les cours remontent. Le « fly to quality », dans le sabir des marchés.

Un "krach immo" pour bientôt ?

Mais, en l’occurrence rien de tel ne se produit. Ni actions, ni obligations, donc. Et les bons vieux livrets d’épargne ? Encore raté. Sous l’effet d’une récente décision gouvernementale, le livret A offre un rendement famélique (0,5%) à ses millions de détenteurs. Et la pierre ? Elle peut mentir après des années de flambée des prix d’envolée dans les grandes villes. A telle enseigne que la peur d’une chute des transactions commencent à gagner les esprits les plus raisonnables.

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