Taux: 'l'univers obligataire devrait continuer de séduire'.

(CercleFinance.com) - Selon Andrew Wells, directeur monde des investissements obligataires, diversifiés et immobiliers de Fidelity Worldwide Investment, 'la taille et la diversité de l'univers obligataire devraient continuer à séduire les investisseurs en 2013'.

Dans une note publiée en début de semaine dernière, il estime en effet que de nombreux investisseurs devraient continuer à privilégier les actifs faiblement volatils face aux nombreuses incertitudes et à la volatilité des marchés financiers.

S'il reconnait que la possibilité d'une bulle obligataire commence à inquiéter certains investisseurs, Andrew Wells considère qu'une inversion radicale de la tendance des marchés obligataires supposerait une période de croissance soutenue, une augmentation des taux d'intérêt et une remise en question des fondamentaux de la gestion obligataire.

Or, le professionnel juge cette probabilité faible, estimant que 'la persistance probable d'une croissance faible implique que les banques centrales maintiendront le caractère accommodant de leur politique monétaire'.

Concernant les obligations des pays développés les mieux notées, il considère qu'elles 'semblent surévaluées et pourraient le rester, compte tenu des programmes d'achat des banques centrales et des incertitudes actuelles'.

'Lorsque la reprise économique, en supposant qu'elle ait lieu, sera mieux établie, l'écart entre les rendements des emprunts d'état et les estimations de 'fair value' devrait se réduire', prévient toutefois Andrew Wells, qui suggère de privilégier des titres à échéance plus courte pour disposer d'une certaine protection contre ce risque.

'Les obligations des pays émergents sont particulièrement intéressantes pour les investisseurs cherchant à prendre davantage de risques et obtenir des rendements plus élevés, d'autant plus que l'appréciation des devises pourrait accroître les performances', juge-t-il par ailleurs.

Ce jeudi sur le marché secondaire, le taux à 10 ans des Etats-Unis se tend de trois points de base à 1,77%, tandis que ceux de l'Allemagne et de la France restent stables à 1,37% et 1,99% respectivement. Concernant les pays périphériques de la zone euro, il monte de quatre pb à 4,50% pour l'Italie et de deux pb à 5,27% pour l'Espagne.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.