La bourse est fermée

Taux d’intérêt : “gare aux obligations à haut rendement des Etats-Unis !”

Alors que les investisseurs se sont focalisés ces dernières heures sur le regain de tensions commerciales et la nervosité qui en découle, d’autres signaux sont à surveiller de près, notamment sur la dette à risque (les obligations notées sous la notation BBB, c’est-à-dire les obligations de catégorie spéculative, caractérisées par un rendement supérieur… et un risque plus élevé, NDLR) des entreprises américaines, celle qui n’est pas en catégorie investissement (qui regroupe les obligations caractérisées par une capacité de remboursement relativement bonne, NDLR).

Aux Etats-Unis, ce compartiment high yield (haut rendement) n’a pas suivi le mouvement débridé et potentiellement complaisant des marchés actions ces dernières semaines. Après avoir marqué un sommet en juin, le tracker HYG (en orange sur l'illustration, NDLR), qui suit l’évolution du high yield américain, a ensuite consolidé mais n’a pas réussi à imprimer de nouveaux sommets. Contrairement à l’indice actions SP500 (en violet sur l'illustration, NDLR) qui n’a cessé de progresser depuis juin et a marqué plusieurs records historiques successifs.

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Pour résumer : pendant que certains investisseurs continuaient à courir après la performance sur les actions américaines, d’autres commençaient à ne plus acheter de dette à risque d’entreprises américaines, notamment face à la dégradation de la croissance et de certains résultats d’entreprises.

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Plus révélateur encore : le comportement des investisseurs sur la dette à risque de certains secteurs économiques et notamment du secteur américain de l’énergie. L’indice Merrill Lynch des obligations à risque de ce secteur (en jaune sur l'illustration, NDLR) a totalement effacé son rally annuel et a marqué la semaine dernière son plus bas niveau depuis décembre 2018… le signe d’une défiance grandissante

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