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Le taïwanais TSMC impose sa loi sur le monde des puces

·2 min de lecture

Avec son outil industriel surpuissant et ses faibles coûts, le fabricant de composants électroniques taïwanais a rendu le marché ultradépendant.

Ces quatre lettres, TSMC (pour Taiwan Semi-conductor Manufacturing Company), étaient peu connues du grand public avant que les constructeurs automobiles ne soient contraints par la pandémie de mettre à l'arrêt leurs usines. Fortement réduite au début de la crise sanitaire, la consommation de composants électroniques a explosé en janvier, notamment pour les véhicules électriques et hybrides. Comme 70 % de la production mondiale de puces pour les voitures sortent de la même usine taïwanaise, l'embouteillage était inévitable. Europe, Etats-Unis et Asie ont soudain découvert que leur économie était sous la dépendance d'un seul fondeur, TSMC. Un géant pour qui l'automobile ne représente pourtant que 3 % du chiffre d'affaires et une part encore plus faible de sa marge. La majeure partie de sa production alimente en effet les fabricants de téléphones mobiles, les opérateurs télécoms et les vendeurs d'électronique en général.

Cette situation est l'aboutissement d'une stratégie de conquête savamment orchestrée. Longtemps considéré comme un simple équipementier électronique, se bornant à fondre des puces conçues par ses clients sans usine en propre, comme Apple, Nvidia, AMD, Qualcomm ou MediaTek, TSMC n'était pas vu comme un partenaire stratégique.

Prouesse technologique

Au fil du temps, le groupe s'est doté d'un outil industriel unique au monde capable de produire en très grande quantité dans des usines ultramodernes. Ce gigantisme lui a permis d'avoir des coûts ultracompétitifs et d'engranger des profits faramineux, aussitôt réinvestis en R & D avec brevets à la clé. Résultat, en 2019, TSMC est capable de réaliser des gravures inférieures à 7 nanomètres, privilège qu'il est à ce jour le seul à partager avec Samsung. Les autres graveurs sont tous hors de course. Mais pas question pour autant de s'arrêter là. le taïwanais a investi plusieurs milliards de dollars pour développer une nouvelle technologie baptisée EUV (Extreme Ultraviolet Lithography) et descendre sous les 3 nan[...]

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