La bourse est fermée

Télés cassées, rap et millennials: les sites de paris sportifs draguent les (très) jeunes

Les paris sportifs en ligne n'ont jamais eu autant la cote. Face à cet engouement, les bookmakers n'hésitent pas à faire appel à un imaginaire urbain et "hyper connecté" dans leurs campagnes publicitaires, au risque de créer un effet de dépendance chez les plus jeunes.

"Ils plantent des buts, je récolte du blé."* La promesse est alléchante et le vocabulaire soigneusement choisi. Depuis leur arrivée sur le marché français en 2010, les paris sportifs en ligne n’ont jamais eu autant la cote. Boostée par les compétitions de foot, dont la dernière coupe du monde, et la NBA, la pratique voit son chiffre d’affaires en constante progression, avec une hausse de 27% enregistrée sur l'année.

Cet engouement est aussi, et surtout, appuyé par "une nouvelle génération de consommateurs, avides d’émotions et de nouveautés, formés au jeu vidéo, décomplexés dans leur approche du jeu d’argent", note, dans son dernier rapport d’activité l’Autorité de Régulation des Jeux en ligne (ARJEL), qui ajoute que 72% des parieurs sportifs en ligne ont entre 18 et 34 ans, dont la moitié entre 18 et 24 ans. Mais la pratique ne débute pas à la majorité.

La "complaisance" des parents

La loi interdit pourtant bien aux mineurs de participer aux jeux d’argent en ligne. Les 14 opérateurs agréés obligent tout nouvel utilisateur à fournir dans les 30 jours suivant l’inscription une carte d’identité, suivi de l’envoi d’un code d’activation par la poste. Pourtant, selon l’enquête Escapad de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, entre 2011 et 2017, deux fois plus de jeunes de 17 ans ont déjà fait un pronostic sportif sur Internet.

"Il arrive que les utilisateurs se servent d’une...

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