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Les téléphones 5G et les avions ne feraient pas bon ménage à l'atterrissage

Louis Neveu, Journaliste
·2 min de lecture

Passer le téléphone en mode avion avant même les premiers tours de roue, c’est la consigne que donne systématiquement le personnel de bord depuis les débuts de la téléphonie mobile. Force est de constater qu’en pratique, ce n’est pas toujours vraiment appliqué par les passagers. Aujourd’hui, avec le déploiement de la 5G, cette consigne est « recommandée » aux compagnies aériennes par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Dans son bulletin Info sécurité N° 2021-01, l’organisme incite les exploitants à rappeler aux passagers de couper leur connexion cellulaire au réseau 5G sur les mobiles compatibles en raison d’éventuelles interférences qu’ils pourraient causer sur les radioaltimètres des avions de ligne. Une information qui vient également d'être confirmée par un porte-parole de la DGAC à l'AFP.

Utilisé en complément d’un altimètre barométrique, cet appareil mesure la hauteur de l’avion par rapport au sol en fonctionnant comme un radar. Il est essentiellement exploité pour les vols sans visibilité et notamment à proximité du sol. L’autorité s’inquiète essentiellement des interférences qui pourraient avoir lieu lors de la phase finale d’un atterrissage, sous les 1.000 pieds (environ 300 mètres) de hauteur. Outre une potentielle altération des données relevées, l’autre souci c’est que ce radioaltimètre est lié à un système d’alarme de proximité (TAWS) qui alerte l’équipage. Celui-ci pourrait alors se déclencher et perturber l’équipage au moment où sa charge de travail est importante.

Pour relever la trajectoire verticale, ce radioaltimètre émet des ondes sur une plage de fréquences allant de 4,2 à 4,4 GHz. Un spectre qui est suffisamment proche de celui de la 5G pour pouvoir être éventuellement perturbé, même si celles-ci sont cantonnées dans la bande 3,4 à 3,8 GHz. Il faut dire que ces antennes peuvent potentiellement émettre au-delà de leur spectre de façon temporaire.

Contrairement à l’altimètre qui renseigne sur une altitude barométrique, le...
Contrairement à l’altimètre qui renseigne sur une altitude barométrique, le...

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