La bourse est fermée

"Le système n’est pas favorable aux startups industrielles" (Eléonore Blondeau, CleanCup)

latribune.fr

Le regret est perceptible, l'émotion réelle, mais Eléonore Blondeau garde la tête haute.

"J'ai fait tout ce que j'ai pu mais je n'ai pas réussi à prendre une autre voie, fin octobre, que celle de la liquidation judiciaire. Cet échec me servira de leçon. S'il y a une prochaine fois, je ne referai pas les mêmes erreurs", lance-t-elle, comme un défi.

Des fonds d'investissement réticents

Diplômée de l' emlyon business school et formée à la comptabilité/gestion, elle avait fondé CleanCup fin 2015 avec un créneau : la fabrication de machines destinées à collecter, laver et redistribuer les gobelets jetables dans les entreprises.

Après deux ans de R&D, financés notamment par les nombreux concours et subventions remportés, elle avait convaincu plusieurs grands comptes et avait installé en 2018 ses premières machines : Métropole de Lyon, Décathlon, Air Liquid, Nestlé, Assystem... Début 2019, elle était entrée dans une nouvelle phase, celle de la pré-industrialisation. Une phase nécessitant une levée de fonds de 3 millions d'euros.

"J'ai d'abord cherché un professionnel pour m'aider dans cette démarche. Sans succès !", se souvient-elle.

Devant l'urgence, elle a donc décider de se lancer seule et a enchaîné les rendez-vous pendant trois mois avec des financiers et des fonds d'investissement à impact.

"Ils ont tous semblé intéressés au premier abord mais aucun n'a donné suite. Je ne représentais pas une startup digitale, cette levée de fonds n'était pas destinée à financer du marketing ou de la communication. Je ne correspondais pas aux critères des financiers en face de moi", souffle la jeune entrepreneure.

"Pour une levée de 3 millions dont la moitié en equity, ils réclamaient un chiffre d'affaires d'au moins 1 million d'euros. Et peu importait que nous ayons 5 à 10 appels entrants de clients potentiels chaque jour et déjà 500 000 euros de commandes

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