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Syrie: le régime accusé de violations contre des réfugiés rentrés au pays

·2 min de lecture

Human Rights Watch (HRW) a accusé mercredi 20 octobre dans un rapport le régime syrien de violations des droits humains, notamment d'arrestations arbitraires et d'actes de torture, commis contre des réfugiés rentrés en Syrie après avoir fui la guerre.

Dans ce rapport basé sur des entretiens menés avec 65 réfugiés ou membres de leurs familles rentrés en Syrie entre 2017 et 2021 depuis la Jordanie et le Liban, l'ONG affirme que « la Syrie n'est pas sûre pour les retours ».

Parmi eux, 21 personnes ont été arrêtées ou détenues arbitrairement, treize autres ont été torturées. Trois cas d'enlèvement ont été relevés, ainsi que cinq exécutions extrajudiciaires, dix-sept disparitions forcées et un cas de violences sexuelles.

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Depuis son déclenchement en mars 2011, le conflit syrien a causé la mort de près de 500 000 personnes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). D'après l'ONU, le nombre de déplacés internes s'élève à plus de 6 millions et le nombre de réfugiés à 5,5 millions, qui ont principalement fui vers le Liban, la Jordanie et la Turquie, voisins de la Syrie.

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De multiples obstacles au retour

« Les récits poignants de torture, de disparitions forcées et d'abus subis par les réfugiés (...) montrent clairement que la Syrie n'est pas sûre pour les retours », affirme Nadia Hardman, chercheuse à HRW. Elle évoque d'autres obstacles à un retour « durable », dont « les violations des droits de propriété et les difficultés économiques ».

Selon HRW, certains pays exercent de fortes pressions pour pousser les réfugiés à rentrer en Syrie, sous le prétexte du « calme relatif » que connaît le pays depuis mars 2020 selon l'ONU, même si les combats continuent.

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Au Liban, les réfugiés ont ainsi été soumis à des couvre-feux, des arrestations et des expulsions ainsi qu'à des restrictions sur leurs permis de séjours, déplore l'ONG. « Aucun pays ne devrait forcer les réfugiés à rentrer en Syrie tant que le gouvernement syrien commet de vastes violations des droits humains », affirme Nadia Hardman. « Une décennie plus tard, les réfugiés rentrés (en Syrie) risquent toujours d'être persécutés par le même gouvernement qu'ils ont fui », ajoute-t-elle.

« Personne ne sera en sécurité en Syrie tant qu'ils n'auront pas empêché les appareils sécuritaires de terroriser les gens », témoigne un réfugié de 38 ans, cité dans le rapport, rentré du Liban dans la province de Qouneitra, dans le sud de la Syrie.

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Quoique certaines régions de Syrie n’aient plus connu d’hostilités liées au conflit depuis 2018, le constat établi par Human Rights Watch, selon lequel la Syrie n’est pas un pays sûr, est néanmoins semblable aux conclusions d’autres organisations de défense des droits humains, de journalistes et de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie. Tous ont documenté des arrestations et mises en détention arbitraires, des tortures et d’autres mauvais traitements, des disparitions involontaires ou forcées, ainsi que des exécutions sommaires.

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