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Syrie: l'armée américaine frappe des milices pro-iraniennes

·2 min de lecture

Les États-Unis ont frappé, jeudi 25 février, des infrastructures utilisées par des milices pro-iraniennes dans le nord-est syrien, faisant 17 morts. Il s'agit de la première opération militaire de l'administration de Joe Biden. Une réponse aux récentes attaques contre des intérêts occidentaux en Irak.

Selon les informations préliminaires de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les frappes, aériennes, ont détruit trois camions de munitions qui arrivaient de l'Irak au niveau d'un poste-frontière illégal au sud de la ville syrienne de Boukamal.

« Il y a beaucoup de morts. Au moins 17 combattants ont péri, selon un bilan préliminaire, tous membres du Hachd al-Chaabi », a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, en référence à la puissante coalition de paramilitaires irakiens pro-Iran.

Le porte-parole du ministère de la Défense américain, John Kirby, a qualifié, dans un communiqué, cette opération militaire de « défensive ». Il a précisé que des frappes avaient détruit « de multiples infrastructures situées à un poste-frontière utilisé par des milices soutenues par l'Iran, notamment le Kataeb Hezbollah ».

« Les frappes ont été autorisées en réponse aux attaques récentes contre le personnel américain et de la Coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel », a-t-il précisé.

Représailles « calculées »

Au moment où le président Joe Biden attend un geste de Téhéran avant de réintégrer l'accord dont Washington s'est retiré en 2018 sous l'administration de Donald Trump, trois attaques ont été imputées à des groupes armés pro-iraniens ces derniers jours. Lundi, des roquettes sont tombées près de l'ambassade américaine à Bagdad. Samedi, des tirs ont visé la base aérienne irakienne de Balad, plus au nord, blessant un employé irakien d'une entreprise américaine chargée de la maintenance de F-16.

Le 15 février, des roquettes ont touché une base militaire accueillant des troupes étrangères de la coalition à l'aéroport d'Erbil (nord). Deux personnes ont péri, dont un entrepreneur civil étranger travaillant avec la coalition.

Bien que le Kataeb Hezbollah n'ait pas revendiqué ces attaques, le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a assuré que la puissante organisation pro-iranienne en était bien responsable.

Tourner la page des années Trump

Le nouveau président américain montre qu'il tourne la page des années Trump, mais changement ne signifie pas volte-face. Les dernières frappes le montrent : les États-Unis restent engagés contre les alliés de l'Iran dans la région : en Irak, ce sont les toutes puissantes milices chiites de la Mobilisation populaire, en Syrie, ce sont les forces encadrées par Téhéran qui soutiennent Bachar el-Assad, au Yémen, ce sont les rebelles houthis dont les attaques de missiles et de drone menacent l'Arabie saoudite, au Liban, c'est le Hezbollah, parti chiite puissamment armé et hostile à Israël.