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En Syrie, les fournitures scolaires sont hors de prix

photo Firas Makdesi/REUTERS

Ghada Al-Sarfi est une mère de famille habitant Damas, employée dans une banque d’État, qui touche un salaire mensuel de 147 000 livres syriennes (l’équivalent de 10 euros sur le marché parallèle).

Sortie pour acheter des fournitures scolaires à quelques jours de la rentrée, elle “est rentrée chez elle les mains vides parce qu’elle n’a pas pu acheter la papeterie et les cartables pour ses enfants à cause des prix élevés”, raconte le média syrien Enab Baladi. En faisant le tour des magasins, elle a été surprise du “doublement des prix”.

Ainsi, les cartables, souvent de “mauvaise qualité”, coûtent entre 100 000 et 175 000 livres syriennes. Un grand cahier coûte 7 000 livres et un petit cahier 3 500 livres. Les crayons et les stylos atteignent les 4 000 livres. Pour une gomme ou un taille-crayon, il faut débourser 1 500 livres syriennes. À cela s’ajoute le coût des uniformes, qui oscille entre 50 000 et 70 000 livres pour le primaire, et peut monter jusqu’à 600 000 livres syriennes au collège et au lycée.

En tout, estime un père de famille à Deraa (Sud), il faut un budget par écolier d’“environ un demi-million de livres syriennes” en moyenne pour des articles “simples”, et ce “sans compter la papeterie et les chaussures”.

Les établissements scolaires s’adaptent

Comment expliquer cette hausse des prix en un an ? Le propriétaire d’une papeterie décrit à Enab Baladi un cercle vicieux.

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En un an, la livre syrienne a perdu quasiment 100 % de sa valeur face au dollar américain. Avant la guerre, 1 dollar valait 47 livres. Aujourd’hui, le billet vert s’échange à 13 000 livres syriennes. Dans ce contexte, les vendeurs ne peuvent pas baisser le prix de leurs produits, d’autant que leurs fournisseurs ne le font pas. Et côté clients, “il n’y a pas de demande de fournitures scolaires cette année à cause de leur prix”.

Au vu de la situation, les écoles se montrent compréhensives.

“Avant la crise économique provoquée par la guerre, les enseignants exigeaient des cahiers pour chaque cours, mais aujourd’hui, avec la détérioration des conditions financières, les enseignants sont devenus plus flexibles”, écrit le média. Un seul cahier peut servir pour plusieurs matières, et les élèves sont autorisés à n’utiliser que le stylo bleu.

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