Syndicalistes, élus, hauts fonctionnaires… les 200 qui bloquent la France

Certains sont célèbres, d’autres inconnus. Mais tous ont le même objectif : torpiller les réformes dont notre pays a tant besoin pour s’en sortir.

La France n’a plus de mineurs. Pourtant, elle possède toujours une Sécurité sociale des mines, avec une administration, des guichets, des médecins, 17 pharmacies, des dispensaires, des cliniques et un siège somptueux, dans les beaux quartiers de Paris. Naturellement, les quelques milliers de retraités affiliés à ce système d’un autre âge ne suffisent pas à le faire tourner et il génère des gaspillages colossaux. En 2011, son déficit a dépassé les 61 millions d’euros. Voilà pourquoi le gouvernement de François Fillon s’est décidé à publier en 2010 un décret programmant sa fusion dans l’Assurance-maladie.

Trois ans après, la Sécu des mines est toujours en place. A peine connue la nouvelle, le syndicat FO des mineurs, la fédération CGT de l’énergie, le député socialiste de Moselle Pierre Lang et celui du Pas-de-Calais Jean-Pierre ­Kucheida (non réélus en 2012), les sections CFTC des bassins houillers, les associations d’anciennes gueules noires et un nombre incalculable d’élus locaux du Nord et de l’Est, tous bords politiques confondus, se sont mis à hurler à la mort. Si bien que le précédent gouvernement n’a rien osé entreprendre pour régler le problème. Et la nouvelle ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, ne semble pas plus pressée d’agir : elle vient de commander un nouveau rapport sur la question. Au cas où il y aurait encore des choses à découvrir…

Réformer la France ? Vu de loin, tout le monde est d’accord ou presque. On le sait, c’est à ce prix qu’elle pourra retrouver un jour son rang dans l’économie mondiale. Mais lorsqu’on entre dans le vif du sujet, c’est une tout autre histoire. «Sur chaque dossier, sur chaque alinéa de projet de loi, il y a toujours des forces prêtes à se battre pour que rien ne change, même lorsque l’intérêt supérieur du pays est en jeu», s’agace ...

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