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Surveillance : vendre ses données personnelles pour arrondir ses fins de mois… Mais à quel prix ?

Face à l’inévitable besoin de prise en charge des données personnelles, reste-il une alternative à la marchandisation à outrance ?

GAFA : parmi le lot de nouveautés que nous auront apportées les années 2010, restera à n’en pas douter l’influence de ces quatre lettres dans l’imaginaire collectif, et sur cette autre nouveauté que sont nos « données personnelles ». Et si les années 2020 nous faisaient basculer dans l’étape d’après : la possibilité pour ces mêmes citoyens de France, d’Europe et d’ailleurs, de vendre eux-mêmes leurs données aux géants du numérique ?

La tendance émerge depuis plusieurs mois, notamment aux Etats-Unis et dans le sillage de la perte de confiance des usagers face aux GAFA, et de façon presque irrésistible tant le marché des données personnelles est évalué à des sommes pharaoniques : environ 200 milliards d’euros en 2020. Facebook revendique même le fait que ses 2 milliards d’utilisateurs lui ont rapporté, en moyenne, 22 euros chacun en 2018, soit presque la globalité des revenus annuels du célèbre réseau social (50 milliards d’euros). Face à ce nouvel état de fait, la réponse de l’Union européenne est celle du Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré vigueur le 25 mai 2018 : un modèle basé sur une plus grande protection, mais dont l’esprit est fondé sur l’appel au consentement et l’acceptation des individus à l’exploitation de leurs données personnelles. Ces fameux bandeaux d’acceptation auxquels il est impossible de répondre par la négative, et dont rare sont les courageux qui s’aventurent à lire l’entièreté des conditions de souscription.

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