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Surgelés: les raisons de l'échec cinglant des Bahadourian (Grand Frais) à redresser Toupargel

MEIGNEUX/SIPA

Le spécialiste de la livraison de surgelés à domicile n'a pas réussi à se relever depuis son rachat en 2020 par les cofondateurs de Grand Frais. La liquidation de l'entreprise devrait être annoncée le 11 janvier aux 1.600 salariés. Les laissant avec bon nombre d'interrogations sur ce fiasco.

L’histoire de Place du Marché avait tout pour être une success story. Léo et Patrick Bahadourian, cofondateurs de Grand Frais, une des enseignes préférées des Français, ont repris l’entreprise spécialiste de la livraison de surgelés à domicile Toupargel en 2020, pour la dépoussiérer, lui donnant un nouveau nom au passage.

Tout laissait alors penser que le e-commerçant profiterait de la crise du Covid-19. En 2020, selon l’institut IRI, les ventes des magasins spécialistes du surgelé ont en effet augmenté de 30%, et le e-commerce alimentaire de 42% selon l’institut NielsenIQ. Pourtant, le mercredi 11 janvier, sauf surprise de dernière minute, devrait être le dernier jour d’existence de l’enseigne aux 1.600 salariés, placée en liquidation judiciaire, sans repreneur. Un échec cinglant pour les architectes de Grand Frais.

"Comment ces deux talents ont-ils pu rater le coche?"

“On s’était dit qu’ils pourraient redynamiser la société, qui avait été placée en redressement en 2019, se rappelle Françoise Charentus, déléguée syndicale Force ouvrière. Finalement, ils n’ont pas changé beaucoup l’équipe de direction et n’ont pas daigné nous rencontrer en trois ans.” Cyril Laporte, responsable régional des livraisons et représentant CFE-CGC, abonde: “Le nombre de clients était en chute libre. Mais ils n’ont pas changé le plan stratégique. On ne comprend pas.”

Un poids lourd de la grande distribution martèle: “Quand les Bahadourian ont racheté l’entreprise, je me suis dit qu’ils avaient une vision. Je suis resté sur ma faim. Comment ces deux talents ont-ils pu rater le coche?” Les épiciers lyonnais, 90ème fortune de France selon Challenges, ont certes injecté environ 70 millions d’euros en deux ans dans l’entreprise, la poussant à se diversifier au-delà des surgelés, avec de l’épicerie, de la fromagerie ou de la boucherie.

L'occasion manquée du Covid

Mais la logistique n’a pas suivi. “Pendant la crise du Covid-19, on a eu énormément de commandes, mais nous n’avions pas la marchandis[...]

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