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La surchauffe des matières premières plombe l’industrie

·2 min de lecture

Outre le pétrole et les semi-conducteurs, la quasi-totalité des prix des métaux et produits agricoles sont à la hausse. Dans certains secteurs, la pénurie menace et les délais de fabrication s’allongent.

Après la pandémie, voilà que les entreprises doivent affronter une nouvelle épreuve : la hausse concomitante du prix de la quasi-totalité des matières premières industrielles et agricoles. "Il faut remonter à la crise de 2008-2012 pour retrouver une situation d’ampleur équivalente", confirme l’économiste Philippe Chalmin, coordinateur du CyclOpe, la bible des matières premières. Le pétrole flirte avec la barre des 70 dollars le baril, soit trois fois son prix d’il y a un an. Au dernier trimestre 2020, l’indice de la Fédération des industries mécaniques a relevé des hausses de 10 % à 40 % pour les matières premières comme l’aluminium, le bronze, le fil de cuivre ou le laiton. L’acier galvanisé a carrément pris 100 % en six mois ! Dans les champs aussi, les prix sont à la fête : blé (+ 25 % depuis un an), maïs (+ 30 %), soja (+ 40 %) qui participe à la nourriture animale, tandis que le riz, le sucre ou l’huile de palme se hissent à des cours qui n’avaient pas été atteints depuis 2013. Une inflation qui touche et perturbe les négociations annuelles entre producteurs et distributeurs.

La Chine, gros importateur

Ce choc est d’abord lié à une demande qui repart plus vite que l’offre. Et comme souvent quand il s’agit de matières premières, les regards se tournent vers la Chine dont l’économie s’est relancée très vite après son confinement. "Personne n’avait misé sur un rebond aussi rapide", souligne Philippe Chalmin. La Chine est devenue, en quelques mois, parce que le pays a reconstitué son cheptel décimé par la peste porcine en 2019 et 2020. Jamais la Chine n’avait importé autant de matières premières agricoles. "Nous sommes dans un marché haussier qui va durer plusieurs années et qui est comparable aux années 1970", prédit Dan Basse, président d’AgResource. Autre facteur de tension : l’électrification du parc automobile chinois s’est nettement accélérée au second semestre et pèse sur la demande de cuivre alors qu’une voiture électrique standard en contient 83 kilos, so[...]

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