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Suppression de l'ISF: le "ruissellement" attendu n'a pas eu lieu

·2 min de lecture

La réforme de l'ISF adoptée par Emmanuel Macron en 2017 n'a toujours pas fait preuve de son efficacité, conclut ce jeudi 14 octobre un rapport de France Stratégie.

La suppression de l'ISF et l'instauration de la "flat tax" sur les revenus du capital n'ont pas encore entraîné d'effets positifs mesurables sur l'économie, selon ce jeudi. Des conclusions qui remettent en question l'efficacité de la théorie du "ruissellement" défendue au début de son quinquennat par Emmanuel Macron.

Selon cette idée - et c'était l'objectif de la réforme de la fiscalité du capital instaurée en 2018 -, la transformation de l'impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) et la mise en place d'un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital (PFU ou "flat tax") devaient permettre de réduire l'impôt payé par les contribuables les plus aisés et, par ricochet, les pousser à investir davantage dans l'économie.

Pour l'heure, le comité d'évaluation mis en place pour étudier les effets de cette réforme, sous l'égide de France Stratégie (l'organisme chargé de conseiller le gouvernement) ne conclut pas en ce sens.

Effet nul pour l'instant

Même s'il prévient que ses résultats ne sont que partiels, "à ce stade, aucun effet n'est identifié sur l'investissement, ni après 2013 (réforme de l'imposition des dividendes), ni après la réforme de 2018", a indiqué Cédric Audenis, commissaire général adjoint à France Stratégie, lors d'une présentation du rapport à la presse.

Le comité reconnaît bien que les flux de placements financiers des ménages ont fortement augmenté, tout comme les flux de financement en action des entreprises. Mais "l'observation des grandes variables économiques - croissance, investissement, flux de placements financiers des ménages, etc. - avant et après les réformes ne suffit pas pour conclure sur l'effet réel de ces réformes", ajoute-t-il.

"On manque encore de recul temporel pour évaluer ce type d'effet" qui "prennent du temps à se matérialiser", dans l'économique, nuance-t-on à Bercy, en rappelant que le rapport se base sur des données de 2018 et 2019.

Le ministère souligne que, faute de données disponibles à c[...]

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