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Suisse: un paraplégique apprend à remarcher grâce à des implants dans le cerveau et la moelle épinière

Fabrice COFFRINI / AFP

Un homme âgé de 40 ans et aux jambes paralysées est désormais capable de monter des escaliers, de se déplacer sur des rampes, de se tenir debout et enfin de marcher, grâce à des implants installés dans son cerveau et sa moelle épinière dans le cadre d'une réalisation expérimentale dont les résultats ont été publiés ce mercredi dans la revue spécialisée Nature.

Le patient Gert-Jan Oskam, de nationalité néerlandaise, a subi une lésion de la moelle épinière suite à un accident de vélo il y a une douzaine d'années.

Un premier implant dans sa moelle épinière

"Lorsque nous l'avons rencontré, il était complètement paralysé, incapable de faire un pas seul sans assistance", a témoigné Grégoire Courtine, auteur de l'étude et neuroscientifique à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne auprès du média américain NBC News.

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Il y a six ans, Gert-Jan a reçu un implant expérimental dans sa moelle épinière dans le cadre d'un essai clinique différent, qui l'a aidé à retrouver sa capacité à marcher. En soulevant légèrement son talon – ce qu'il pouvait faire tout seul – Oskam déclenchait un courant électrique qui stimulait les nerfs de sa moelle épinière pour lui permettre de faire des pas.

Le résultat était toutefois perfectible puisque ses marches étaient maladroites et qu'il ne pouvait pas contourner les obstacles ou marcher sur des surfaces inégales.

Le dispositif déployé cette fois-ci consiste à l'envoi par un implant cérébral d'un signal à un ordinateur externe qui le transmet ensuite à un stimulateur cardiaque dans l'abdomen du patient qui se charge d'envoyer des impulsions électriques au premier implant qui se trouve dans sa moelle épinière. Cela a pour conséquence d'activer les muscles des jambes pour réaliser le mouvement désiré.

Jusqu'à 200 mètres parcourus par jour

Ce résultat est le fruit de plus de dix ans de recherche par des équipes en France et en Suisse. Gert-Jan Oskam doit aussi porter un casque avec deux antennes pour que les implants restent bien connectés à l'ordinateur externe, porté comme un sac à dos.

Ce dispositif inédit lui permet, après quelques minutes d'entraînement, de marcher naturellement et ce, même sur des terrains plus délicats comme du gravier. Le paraplégique peut dorénavant marcher entre 100 et 200m par jour sans assistance humaine.

"J'ai regagné de la liberté", a-t-il témoigné auprès de nos confrères de l'AFP.

Si les pas demeurent lents, Grégoire Courtine assure que les prochaines versions de ce "couplage" de technologies lui permettront de se déplacer plus rapidement à l'avenir. De plus, il a pu progressivement se remettre à marcher avec des béquilles et sans recours aux implants.

"Ces résultats laissent suggérer que l'établissement d'un lien entre le cerveau et la moelle épinière favoriserait une réorganisation des circuits neuronaux au niveau de la lésion", décrypte Guillaume Charvet du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), partie prenante du projet.

Les équipes en charge du projet s'apprêtent déjà à lancer un essai pour restaurer, avec la même technologie, la fonction des bras et des mains. Elles espèrent aussi l'appliquer à d'autres indications cliniques, telles que la paralysie provoquée par un accident vasculaire cérébral.

Article original publié sur BFMTV.com