La bourse est fermée

Pourquoi la montre suisse est en perte de vitesse

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Pourquoi la montre suisse est en perte de vitesse

Comme un petit grain de sable dans les parfaits rouages de l'horlogerie suisse. La fédération helvète de cette industrie a publié les chiffres des exportations de montres suisses dans le monde : 18,9 millions unités de janvier à novembre, soit une baisse de 13% par rapport à l'année précédente. A la fin de l'année, le chiffre devrait atteindre 20,7 millions de ventes à l'étranger contre 23,7 millions en 2018, 24,3 millions en 2017 et 25,4 millions en 2016.

En réalité, le pays est tombé à son point le plus bas depuis 1984, lorsque l'industrie traversait une crise majeure provoquée par l'arrivée des montres à quartz. Swatch Group, premier acteur mondial, avait alors réussi à retrouver un nouveau souffle en proposant une nouvelle gamme, justement baptisée Swatch, en plastique. Autant dire que ce retour en arrière inquiète dans le pays de l'horlogerie.

En réalité, toutes les gammes de montres ne sont pas touchées de la même façon. Celles qui souffrent réellement sont les premiers prix qui affichent un inexorable déclin depuis une dizaine d'années. Et le véritable concurrent n'est pas la contrefaçon mais bien la "smart watch" (la montre connectée), en particulier celle d'Apple. La marque à la pomme vendra ainsi plus de 28 millions de montres cette année, bien au-dessus des exportations suisses. Evidemment, ce constat doit être tempéré : l'horlogerie suisse peut compter sur le secteur du luxe et ses marges importantes. Mais sur l'entrée...

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