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Suicide de Lindsay: selon sa famille, l'adolescente était harcelée "dans la rue, à l'école, chez elle"

Suicide de Lindsay: selon sa famille, l'adolescente était harcelée "dans la rue, à l'école, chez elle"

"13 ans pour toujours". Le 12 mai dernier, Lindsay, une collégienne de 13 ans scolarisée à Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, s'est suicidée à son domicile, après avoir été victime de harcèlement au collège et sur les réseaux sociaux. Sa famille dénonce aujourd'hui l'attitude de la direction de l'établissement, estimant que rien n'a été fait pour protéger leur fille.

"On veut des explications, en tant que parents, on doit avoir des réponses, on doit savoir ce qu'il s'est passé", insiste le beau-père de Lindsay sur BFMTV, appelant à ce que "justice soit faite".

"Elle aimait s'instruire"

Lindsay était élève au collège Bracke-Desrousseaux. Ce sont ses proches qui ont découvert son corps le 12 mai.

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"Lindsay, c’était une petite fille joyeuse, souriante, agréable, très serviable, qui s’occupait très très bien de ses petits frères. Toujours là pour nous donner un petit coup de main. Elle aimait s’instruire", témoigne sur BFMTV le beau-père de Lindsay.

Ce mercredi 24 mai, date de l'anniversaire de Lindsay, une marche blanche a été organisée devant le collège par la famille et les proches de l'adolescente. Ils souhaitaient alerter sur le phénomène du harcèlement scolaire dont était victime la jeune fille. "Elle avait des rêves qui sont maintenant gâchés", déplore sur BFMTV son oncle Corentin.

Harcelée depuis septembre

Selon la famille de Lindsay, l'adolescente était victime de harcèlement depuis la rentrée de septembre dernier par d'autres collégiennes, qui se matérialisait par des insultes puis un harcèlement en ligne sur les réseaux sociaux.

"Elle se faisait harceler dans la rue, à l'école, chez elle...", s'indigne l'oncle de la jeune fille.

Ce harcèlement régulier s'est accentué au mois de février, alors que le mal-être de l'adolescente semble lui aussi se renforcer. À cette époque, une bagarre de plusieurs minutes éclate au sein de l'établissement entre Lindsay et une autre jeune fille. La scène est filmée et circule sur les réseaux sociaux. Cette bagarre vaudra une sanction aux deux collégiennes.

Cette situation a été dénoncée auprès de la direction de l'établissement. La mère de Lindsay a porté plainte à deux reprises au mois de février. Sa grand-mère découvre une "lettre d'adieu" rédigée par l'adolescente à la même époque, elle décide alors de se tourner vers Emmanuel Macron pour le sensibiliser à ce que vit sa petite-fille.

"On a signalé les faits, que ce n'était pas une histoire banale, mais c'est resté sans réponse", déplore le beau-père de l'adolescente.

La veille de son suicide, Lindsay a été victime d'un malaise au collège qui avait nécessité l'intervention des pompiers.

Une adolescente "habituée aux insultes"

Alertée de la situation dans laquelle vivait Lindsay en début d'année, la direction du collège a lancé une commission "harcèlement". Des entretiens avaient été menées avec la victime, la famille, différents élèves.

"La seule réponse qu'on a eu de la part du principal, c'était 'confisquez le téléphone de votre fille et ça s'arrêtera', on s'est demandé si ce n'était pas une farce", dénonce le beau-père de la collégienne, qui en appelle aux autorités pour prendre des "mesures" contre le phénomène de harcèlement scolaire.

"Des sanctions adéquates ont été prononcées" assure le ministère de l'Éducation nationale contacté par BFMTV, sans donner plus de détails et rappelant qu'une enquête judiciaire est en cours.

Lindsay, elle, n'a jamais souhaité changer de collège, se disant "habituée" aux insultes, selon son oncle. "On savait qu'elle se battait avec ces filles-là, mais après quand on la voyait elle était tout le temps en train de rigoler, elle était toujours joyeuse", témoigne une collégienne.

"Le harcèlement à l’école est un fléau que nous devons combattre collectivement: pour le bien-être de nos élèves, pour leur sécurité, pour le vivre-ensemble. En remettant aujourd’hui le prix 'Non au Harcèlement', je pense à Lindsay, sa famille, ses amis", a écrit Pap Ndiaye mercredi soir sur Twitter.

Une cellule de soutien a été mise en place au sein du collège depuis le décès de Lindsay.

L'émotion et la colère sur les réseaux sociaux

Sur TikTok, l'émotion est très grande. Ce jeudi matin, les douze vidéos les plus vues sur la page d'accueil du réseau social étaient liées à Lindsay. Restée jusqu'alors confidentielle, l'affaire du suicide de la jeune fille est désormais largement relayée.

"Depuis des mois, elle se plaint d'être harcelée, humiliée, torturée au quotidien et aujourd'hui à 13 ans elle a mis fin à ses jours", ne décolère pas Ramous, suivi par 1,4 million d'abonnés sur TikTok.

Le nom d'une jeune fille considérée comme l'une des harceleuses de Lindsay a été révélé sur les réseaux sociaux.

Depuis février 2022, les peines en cas de harcèlement scolaire ont été alourdies. Il peut entraîner une peine de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende lorsque les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de le faire.

Article original publié sur BFMTV.com