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Succession de Johnny Hallyday : pourquoi Laeticia ne paiera pas d’impôts, ou très peu

Quel que soit le scénario final retenu par la justice et l’administration fiscale, la veuve de Johnny Hallyday paiera très peu de droits de succession. Voire aucun.

Tout a été écrit sur le testament de Johnny Hallyday déshéritant ses enfants David et Laura au profit de Laeticia. Mais beaucoup moins sur les conséquences fiscales du document. “Les choix faits sur un plan civil ne l’emportent pas forcément sur un plan fiscal”, rappelle Olivier Grenon-Andrieu, président d’Equance, cabinet de gestion privée spécialisé dans les carrières à l’international. Et une même succession, pourtant régie par la loi californienne, pourra selon les interprétations être taxée partiellement ou totalement par les autorités françaises.

Pour en savoir plus, nous avons donc demandé à Equance d’analyser le cas Johnny. En se basant, bien sûr, sur la convention fiscale en vigueur depuis 1980 entre la France et les Etats-Unis, qui servira sans doute à trancher ce dossier épineux. Et en considérant que l’héritage laissé par le chanteur avoisine les 40 millions d’euros (soit sa villa de Saint-Barthélemy à 50% en pleine propriété, la villa de Marne-la-Coquette estimée à 15 millions d’euros, à 99% en pleine propriété, et les deux villas américaines possédées à 51% via un trust).

L’enjeu, comme vous le lirez ci-dessous, n’est pas mince… D’après les trois scénarios ici décortiqués, les héritiers concernés pourraient, selon le régime fiscal appliqué, économiser jusqu’à 87% de droits. Alors que le fisc français, de son côté, pourrait voir ses propres recettes passer de 0 euro à environ 5,5 millions d’euros. A signaler : dans tous les cas, la dette fiscale du chanteur (9 millions d’euros selon certaines sources) serait prélevée sur la succession. Y compris, s’il le fallait et selon la convention conclue entre les deux pays, par les Etats-Unis eux-mêmes.

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