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Stress, dépression, burnouts... au travail, les troubles psychiques augmentent

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L’assurance maladie déplore plus de 10 000 accidents du travail et 596 maladies professionnelles pour 2016.

Les affections psychiques liées au travail sont en hausse. C’est ce que déplore un rapport de la Caisse nationale d’Assurance maladie. Entre les dépressions, le surmenage, les burn-outs et les troubles psychiques, liés au travail, plus de 10 000 cas reconnus comme accidents du travail ont été recensés en 2016, dont 569 comme maladies professionnelles.

Sur la période 2011 – 2016, la part des affections psychiques dans l’ensemble des accidents du travail a progressé de 1 % à 1,6 %. Pour expliquer notamment cette hausse, de plus en plus de d’assurés  demandent la reconnaissance de leur affection psychique en maladie professionnelle
50 % des demandes de reconnaissance en maladie professionnelle et 70 % des demandes en accident du travail sont acceptées par l’assurance maladie, depuis 2012.

230 millions d’euros en 2016

Quand elle est reconnue comme accident du travail, les soins sont pris en charge intégralement. L’accident donne lieu à une rente à vie à la charge de l’employeur. La prise en charge des affections psychiques représentait environ 230 millions d’euros en 2016, sur un budget total de prestations de 8,2 milliards pour la branche risques professionnels.

Un arrêt de travail pour affections psychiques est de 112 jours en moyenne, contre 65 jours pour les autres accidents du travail. Trois secteurs sont particulièrement touchés par les affections psychiques : le médico-social (18 %), le transport (15 %) et le commerce de détail (13 %), qui ont en commun leur lien avec le public.

Les quarantenaires et les femmes les plus touchés

La majorité des affections psychiques reconnues comme maladies professionnelles sont les dépressions (77 %), les troubles anxieux (11 %), les états de stress post-traumatique (10 %), et d’autres troubles mentaux et du comportement.

A 60%, les femmes sont les plus touchées par les affections psychiques. Les quarantenaires sont également la tranche d’âge la plus touchée par le phénomène, quel que soit le sexe.